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lanternes , ou si la matièrequ’elles contenaient avait réel-lement la propriété de s’allu-mer sans qu’elles eussent au-cune communication extérieure.Lnchùieet ledéveloppementdeslanternes furent plusieurs foisrépétés, et chaque fois il y eutde la différence dans leur for-me, ainsi que dans la couleurde la lumière qu’elle renfer-maient. Les Chinois semblentavoir l’art d’habiller le feu àleur fantaisie. De chaque côtéde lagrande boîte, ily en avaitdepetites quiy correspondaientet qui, s’ouvrant de la mêmemanière, laissaient tomber unréseau de feu avec des divisionsde formes différentes, brillantcomme du cuivre bruni , etflamboyant comme un éclairà chaque impulsion du vent.Le tout fut terminé par un vol-can artificiel dans le plus grandgenre ».
Nous ne terminerons pointcet article sans indiquer deuxmachines du S r . Pasdeloup ,d’Orléans , toutes deux approu-vées par l’Académie , en 17^9et 1742. La première, annoncéedans la Collection Acadèm. ,partiefrançaise , t. VIIT, p. 433 ,-est un instrument pour étran-gler les serpenteaux d’artificeplus promptement qu’avec lacorde. C’est une espèce de cou-teau auquel ou donne un certainmouvement.
L’autre, annoncée dans laditeCollection , tom. IX, p. 44 ^»est une machine fort simplepour charger à-la-fois un grandnombre de serpenteaux et au-tres petites pièces d’artifice :
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elle ne consiste qu’en deux plan-chettes posées fume au-dessusde l’autre. Celle die dessus peutse hausser et se baisser; elle estpercée de plusieurs trous, demanière à y laisser passer au-tant de serpenteaux, qui por-tent par leur autre extrémitésur la planche inférieure. Oncharge chacun des serpenteauxpar le moyen d’un fournisse-ment à ressort qui donne à cha-que serpenteau la quantité depoudre qu’il faut pour le rem-plir.
§ V. Feux d'artifice par imi-tation.
La seule interposition méca-nique de la lumière et de l’om-bre suffit pour imiter au natu-rel, à peu de frais, sans dan-ger et sans laisser l’odeur désa-gréable du soufre et de la pou-dre, les beaux feux d’artificeréels et souvent dangereux pourceuxqui les voient de trop près,feux dont toute la dépense sedissipe en fumée noire, épaisseet mal-saine. On peut réduiretoutes les diverses couleurs queproduisent les différentes piècesd’artifice à quatre principales,qui peuvent être parfaitementrendues par le moyen de pa-piers transparents teints dansces différentes couleurs. La pre-mière est celle du feu de lance,qui s’emploie dans les illumina-tions et dans certaines autrespièces, telles que les colonna-des et les pyramid es tournantes ;ce feu, très-éclattant et légère-ment blêmit re , est bien imitépar un trmisparemt peint avec