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Tome troisième.
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moyen de leur rendre leur pre*inier éclat, est de les brasseravec de l’eau de savon. Cepen-dant tous les biscuits nepeuventpas être lavés; il y en a dont lapâte est spongieuse, et s’imbibed’eau: dans ce cas,si les piècesen valent la peine, il faut, poul-ies préserver de la poussière,les tenir sous des chasses deverre, et n’y point toucher.

FJL. Le fil se prépare ordi-nairement avec le chanvre, lelin, le coton, la laine, la soie ,le crin. Il est cependant quèl-ues substances seconda>resont ou peut en tirer. En gé-néral , on peut faire du fil avectoute espèce de substance qui aassez de finesse, de longeur etde souplesse pourêtre filée Toutle monde sait la manière donton prépare le fil de chanvre , decoton et autres ; nous nous con-tenterons d’indiquer ici lesprocédés pour les blanchir ;en-suite nous dirons un mot dequelques substances secondai-res.

§ I er . Méthode facile pour blan-chir le fl écru avec la cendreet la chaux , sans qu’ellespuissent en altérer la qualité.

Les gens de la campagne sontdans 1 usage, avant de vendrele fil qui provient de la récoltede leur chanvre, et qu’ils fontfiler pendant l’hiver, de le fairepasser par différentes lessives,composées avec une certainequantité de cendres et de chauxvive. Ces lessives en attendris-sent le nerf, altèrent la qua-lité , et conséquemment celle

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des toiles qui en sont fabri-quées; elles passent à leur tourpar d'autres lessivages et lava-ges, et restent très-long-tempsexposées à l’air sur le pré, pouratteindre à la perfection du der-nier blanc qu’on veut leur don-ner. On ne peut donc trop con-server la qualité primitive dufil, et mettre la toile en état desoutenir ces différentes opéra-tionsqu’il faut multiplier, prin-cipalement quant aux fils et àla toile provenans des chanvresqui ont roui dans deseanx crou-pies, parce que les parties ter-reuses dont ils sont imprégnéss’en détachent toujours plusdifficilement.

Four prévenir ces inconvé-niens, abréger le nombre de ceslessivages, fadépenseet la pertedu temps si précieux aux gensde la campagne , il serait mieuxde jeter de l’huile quelconque,ou même de la .graisse, dans lachaudière ou chauderou danslesquels on fait chauffer l’eaupour la verser dans la cuve quicontient le fil.

Pour cent livres de fil , unepinte et demie d’huile , mesurade Pans, suffit ; on fa ve-rse dansla chaudière étant sur le feu etremplie d’eau, lorsqu’elle arriveau point de chaleur convenablepour la verser dans la cuve rem-plie de fil, et préparée avec laquantité de cendres et de chauxquiestd’usage,api<ès l'avoir bienremuée: si ce premier lessivagene suffit pas , on fera la mêmeopération au second, et à tousles autres qui paraîtront uéces*-saires selon la qualité du fil

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