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«ans craindre rien de l’effet dela chaux.
Ce procédé a beaucoup derapport avec celuiqu’on lit dansles Mémoires de L'Académie deStockolm ; on emploie, dit*on,our donner au fil de coton uneau blanc, une espèce de savonparticulier : ce savon se faitavec une lessive chargée des selsdes cendres d’aune, de bouleau,de genévrier , auxquelles onajoute de la chaux vive.On mêlecette lessive saline avec du suifet de la graisse, et on en faitune espèce de savon, en mêlantle tout d'ms une chaudière eten l’agitant avec un bâton : si lesavon ne veut point prendre une■consistance assez solide, on yajoute quelques livres de selmarin. Lorsqu’on veut blanchirle fil de coton, on le fait bouil-lir dans de l’eau chargée de cesavon ; on le laisse sécher à l’airlibre sous un hangard ,afin quele soleil ne donne pas dessus;lorsqu’il se sèche,on l’humecte.avec un arrosoir, et il acquiertune grande blancheur ; on lelave ensuite avec du savon ordi-naire. {V. au mot Savon , § I, lesdétails du procédé pour com-poser le savon dont on vient deparler).
On lit dans les Nouvelles dela République des Lettres et desArts, par M. la Blancherie ,J786, p. 75 , qu’un ecclésiasti-que espagnol s’occupait d’unprocédé pour blanchir les filsen six jours, sans rien diminuerde leur consistance : nous igno-rons s’il a réussi. (Voyez Blan-chiment du coton).
§ II. Substances secondaires.
En 1786, la Société d’Agri-culture de Paris proposa , poursujet d’un prix de 600 livres,A'indiquer parmi les arbres , ar-brisseaux ou plantes qui crois-sent sans culture dans la généra-lité de Paris , ceux dont on peutretirer du fil pour faire des toilesou qui fournissent des parties pro-pres à faire des cordes. Nousignorons si le prix a été rem-porté. Voici quelques substan-ces secondaires que différensauteurs indiquent :
§ III. Fils d'aloës.
L’aloëspittefournitun filquî,n’étant point tordu , à la pro-priété de ne pas s’étendre, cequi le rend utile dans certainesexpériences de physique.
§ IV. Fil de cuivre ,fil de fer ,fil de laiton.
Voyez l’article Étoffes métal-liques.
§ V. Fil de genêt.
On lit dans le Journal Éco-nomique de 1758, que les habi-tons d’une petite ville de laToscane , qui se nomme Bagnoa Aquâ, tirent de l’écorce dugenêt ( genista scoparia) un filtrès-fort, avec lequel ils font dela toile, des vêtemens et descordages.Vers le mois de juillet,ils se répandent dans les mon-tagnes voisines, et y coupentles plus belles branches de cet