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rience, faire fleurirséparément,et éloignées les mies des antres,les fleurs des couleurs ci-dessus,en recueillir les graïues et lessemer à part : il y a lieu de pré-sumer qu’elles donneront cha-cune des fleurs de leurs mêmescouleurs.
Nous venons de dire que lamanière d’obtenir des variétésen (leurs, est de semer des grai-nes ; ces graines, quoique cueil-lies sur une même plante, enproduisent d’au très qui sont va-riées en couleur.
Telle est la voie que présentela nature; mais il est, dit-on ,un moyen artificiel de se pro-curerdes variétés de couleursdans les fleurs. Il faut choisirune plante qui produise desfleurs blanches, et l’on parvien-dra à lui donner telle couleurne l’on voudra. On la planteans un pot que l’ou remplitd’excellente terre; on arrose laplante soir et maliu avec uneeau colorée , comme nous l’a-vons dit à l’article Rose (voyezce mot); et on a soin de lagarantir toutes les nuits des im-pressions de la rosée, qui dé-truirait la couleur que la plantedoit acquérir par les sucs co-Jorésqui monteront dans la tige.Si ou a arrosé la plante, parexemple , avec de l’eau coloréepar du bois de Brésil rouge oude la garance, la fleur tiendrade cette couleur, et de sa cou-leur blanche naturelle. ( Voyez•dans le Journal de Verdun ,.juillet 1709, p. 29, un secretpour faire panacher les tu 1 j p-pes).
§IV .Manièred’obtenir des fleursdoubles.
Le nombre de pétales rendles fleurs bien plus garnies etplus belles : le hasard offre desplantes dont les fleurs devien-nent doubles; mais il y en aquelques - unes qui ne le sontque très-peu , comme 011 le voitparmi les giroflées. Il est ce-pendant un moyen de les fairevenir plus doubles ; il 11e s'agitque de transplanter la planteplusieurs fois , comme au prin-temps, à l’automne, à la pre-mière et à la seconde année ,saus la laisser fleurir: on par-vient même par ce moyen àfaire porter des fleurs doublesà des giroflées qui sont simples.
Le docteur Hill a publié aussiun procédé pour convertir desfleurs simples en fleurs doubles,par un cours régulier de culture,lorsque ce sout des plantes àoignon, il faut les planter denouveau chaque automne, etou doit ajouter de la marne auterreau que l’on mêle à la terrenaturelle pour la rendre plusabondante en sucs nutritifs. Lasubstance marneuse augmente,dit-on , la partie du bois des ar-bres qui forme les filamens dansles fleurs. Chaque plante doitoccuper trois pieds de terre encarré, que l’ou tient nets d*toutes autres plantes; il faut encouper annuellement les tigesaussi-tôt qu’elles commencent àfleurir, arroser tous les jourslégèrement la racine pendantun mois, après qu’on a coupéla tige : cela rempht le bour-