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geon pour l’année suivante, etlui donne une substance abondante qui fait doubler les fleurs.Il est dit dans le Journal deVerdun, juillet, 1709, p. 29,qu’on obtient des fleurs dou-bles en choisissant les grainesmures
Comme, en prenant ces soins,on parvient à faire porter desfleurs doubles à plusieurs plan-tes, de même, lorsqu'on les né-glige, 011 voit d’année en an-née une plante qui donnait desfleurs doubles n’en donner plusque de simples.
§ V. Procédé pour obtenir sur
le même pied desjleurs de la
même espèce et dé differentes
couleurs.
On prend un petit morceau desureau , que l’on vide de samoële ; on le coupe en deuxdans sa longueur, et on y metdes graines, par exemple, degirofléede diverses couleurs. Onmet ce bâton, dont on réunitles deux parties avec de la soie,et qui contient les graines en-tourées de terre, on le met dansun flot rempli de terre, tellequ’on l’emploie pour les fleurs,que l’on a soin d’arroser un jourl’un. Ces graines germent, mon-tent le long du sureau : les jeu-nes tiges s’unissent, s’entortil-lent entre elles, en sorte qu’ellesne présentent à l’œil qu’un seulet même pied ; les branchess’entremêlent de part et d’autre,et chaque graine produisant lesfleurs qui lui sont propres, latouffe présente un mélangeagréable da fleurs de diverses
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couleurs , qui paraissent toutespartir de la même tige. Enchoisissant des graines déplan-tés qui germent dans le mêmetemps, et des plantes qui aientde l'analogie pour la consistancedesitigeset le temps dt la florai-son , quoique d’espèce diffé-rente, on en formerait de pe-tits arbrisseaux artificiels très-curieux.
On peut, en suivant un autreprocédé , se procurer un piedde giroflée chargé de fie us dediverses couleurs, mais dont lestiges seront tellement confon-dues , qu'elles pourront mêmetromper des yeux très-attentifs.Il faut prendre des branches degiroflée double.d’autant decou-ieuisdifférentes qu’on en veut al-lier ensemble; on les coupe parlebas en pied de biche; on enlèved’un côté à chacune la pell culeou écorce tendre qui la couvre;on applique ces côtés ainsi pe-lés les uns contre les autres, enles liant fortement avec unefeuille de porreau. On passe cesbranches ainsi unies dans untuyau de sureau, de sortequ’ellessortent par-dessous de la lon-gueur d’un pouce ; on les planteensuite en terre. La sève de cesbranches se confondant du côtéqu’elles sont pelées, les unit in-timement, et l’on n'apperçoitplus qu’une seule tige.
Nous avons vu pratiquer ceprocédé d’une autre manière,qui nous paraît préférable ; c’estde prendre le goulot d’une bou-teille à vin, de semer dessousdes graines, qui, étant obligéesde passer par le même troulorsqu’elles ont germé, se réu-nissent