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plus riant. Cette décoration se-rait, sans doute, plus richeque celle qui résulte d’une ran-gée d’oignons placés avec unetriste uniformité dans des ca-raH'es.
Un amateur des arts pourraitadopter eu France celle formede décoration usitée en Alle-magne , afin de placer avecavantage dans ses appartemensde beaux vases d’une forme an-tique.
§JX. Moyen pour chasser /es in-sectes qui attaquent les fleurs.
Ce moyen , très-simple , con-siste à les arroser légèrementd’eau de savon. Ce même moyenéloigne les fourmis.
§ X. Manière de. changer lacouleur desjleurs.
Les Heurs servent d’ornementon dans les églises, ou sur lestables dans les desserts, ou pourla parure des femmes dans leurscheveux. On teint la tubéreuse,en la faisant végéter dans unbocal iempli d’eau colorée. Al’aitle des acides, on peut don-ner aux fleurs de plus bellescouleurs, ou varier celles quien sont susceptibles, telles queles blanches, les violettes etles bleues. L’esprit - de - uitrechange les blanches en un beaujaune citron, les violettes enun bel incarnat, et les bleues,telles que l’aconit, le pied d’a-louette, et diverses gentianesen un beau rouge cramoisi. Sidonc l’on veut changer entière-ment la couleur des Heurs, on
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les plonge renversées dans l’eau-forte, sans y enfoncer la queuequi en serait amollie et brûlée:ou les retire pour les suspendreet les laisser égoutter pendantquelques minutes , jusqu’à cequ’elles aient pris assez de cou-leur : alors on les plonge dansl’eau claire, pour leur enlevertoute l’eau-forte, et on les sus-pend encore pour les sécherentièrement. St l’on ne veut queles panacher, on passe dessusun pinceau trempé dans l’eau-forte : mais il faut bien obser-ver que l’eau-forte ne leur cau-serait aucun changement, sielles étaient desséchées. La plu-part des plantes ainsi préparées,se dessèchent naturellement etconservent leur souplesse. Il ya cependant des fleurs qui seternissent et perdent à être ainsitrempées dans l’esprit-de-nitre,telles que l’immortelle citron,la blanche, le souci d’octobreet novembre, le bleuet, l’œilletd’Inde, la bruyère, le leonu-rus du Cap, l’amaranthe, lesrenoncules, le kolupa, la rave-nelle. Il y en a aussi que l’hu-midité de l’air ou delà terre faitépanouir, telles que le xeran-themon,l’élichrison, le kolupa.
Il y a encore un autre pro-cédé pour falsifier la couleurdes fleurs; il yen a quelques-unes, et sur-tout l’immortelleblanche ou bouton blanc, quise prêtent à cette sophistica-tion. Il s’agit de les tremperdansnne eau de gomme épaisse,pour les poudrer ensuite de di-verses couleurs, telles que lacarmin , le vermillon, la laquecolombine pour le rouge; poura