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le bleu, l’azur, la cendre bleue,et le tournesol qui s’y appliqueliquide ; pour le jaune, la gom-me gutte liquide ou la poudred’or, aussi saupoudrées : on lessèche au soleil, ensuite ou lestrempe dans l’eau de gommearabique la plus blanche, oudans le vernis de blanc d’œuf.
lies vapeurs sulfureuses ont,comme on sait, la propriété dedétruire les couleurs; si doncon prend une rose rouge ordi-naire entièrement épanouie, etm qu’cn l’expose à la fumée et àla vapeur du soufre, elle de-viendra blanche ; si on la metdans l’eau , elle reprend , cinqou six heures après, sa couleurrose ; effet produit, sans doute,par l’expansion du reste de sèveque la tige conserve encore.Veut-on, à cette expérience,donner un petit air de mystère?ou met la rose soufrée clans ungobelet plein d’eau , qu’on re-met entre les mains d’une per-sonne, en lui disant de l’enfer-mer dans une armoire, et d’enrendre la clef, afin que per-sonne n’y touche; six heuresaprès, on rend cette clef; la
F ersonne ouvrant elle - mêmearmoire , sera fort surprise detrouver une rose rouge au lieude la blanche qui avait été misedans le vase. Il est, sans doute,possible de faire la meme ex-périence avec d’autres fleurscolorées. ( Voyez au mot Roses.)
§ XI. Moyen pour conserverdes fleurs séparées de leurs tiges.
On a trouvé un secret biensimple pour conserver les fleurs,
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ces beautés éphémères de lanature, et qui en font un si belornement. (V. Collect. Acad.,part, étrang. , t. X, p. üo2). Cettedécouverte peut aussi servir àconserver, dans leur entier,des plantes étrangères avec leursfleurs dont on ne peut voir dansnos climats que les images enpeinture : il y en a qui seraientd’autant plus intéressantes àconnaître , qu’elles sont d’usagedans la médecine.
Voici le procédé : on choisitdu sable de rivière, que l’oupasse au tamis pour n’en pren-dre que le plus fin ; on peut ysubstituer du sablon fin ; on lelave bien pour en enlever tou-tes les ordures étrangères; en-suite on le fait bien sécher : onfait choix d’un vase do formeconvenable pour contenir laplante et la fleur que l’on ventconserver; on met dans le fonddu vase de ce sablon bien sec,pour assujétir la queue de lafleur; ensuite on verse douce-ment sur la fleur, avec un ta-mis, et entre les pétales, dumême sablon, en étendant etarrangeant bien les feuilles etles fleurs de la plante, que l’ondoit avoir eu soin de cueillirdans un temps bien sec; on larecouvre de ce sable fin de l’é-paisseur d’un travers de doigt,et on met le vase dansuneéluveéchauffée à-peu-près à cin-quante degrés; on l’y laisseplus ou moins, suivant que laplante est plus succulente etplus difficile à sécher; on laretire ensuite du sable , en ver-sant ce sable légèrement, eton l’enferme dans un vaisseau