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•11 une boîle de verre où ellesoit garantie du contact de l’air;la fleur conserve, pendant, uneannée ou deux, sa beauté etson éclat primitif, lorsqu’ellea été ainsi desséchée à unechaleur convenable.
Il y a des espèces de fleursqui demandent certaines pré-cautions pour être desséchées;iar exemple, il faut, avant de'enterrer dans le sable, enle-ver à la tulipe ce fruit triangu-laire qui s’élève au milieu de lafleur; les pétales de la fleur res-tent alors bien plus adhérens.
Quant aux roses et aux antresfleurs d’une couleur aussi déli-cate, elles la reprennent en lesexposant à une vapeur modé-rée de soufre ( ce qui mériteexamen, sur-tout si l’on faitattention que la vapeur du sou-fre détruit les couleurs ). Cellesde ponceau et de cramoisi re-viennent à la vapeur de la solu-tion d’étain dans l’espril-de-nitre. La vapeur de la solutionde la limaille de fer dans l’es-prit - de-vitriol, vend le verdaux feuilles et aux tiges. Celteméthode réussit parfaitementdans les fleurs simples. Il y aquelques difficultés par rapportaux œillets et aux autres fleursdoubles. On réussit dans lesœillets en fendant le calice desdeux côtés, et en le collant en-suite après avoir séché la fleur,ou en le trouant avec une épin-gle en différens endroits.
Toutes les plantes qui sonttant soit peu charnues, commel’amaranthe, ou dont les fleurssont sujettes à se friser et chif-fonner, comme le bleuet, l’œil-
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let d’Inde , les renoncules, laravenelle, ont besoin de passerau four, ce qui les rend souventcassantes lorsqu'on ne ménagepas la chaleur par degré, etqu’on les y expose à nud.
Si l’on fait dessécher l’ama-ranthe an four sans sablon et ànud , cette exsiccation vive ter-nit sa couleur, qu’on peut luirendre en la plongeant dansl’eau chaude et la faisant sécherensuite à l’air.
Lorsqu’on veuldonnerun ver-nis à la plante, on l’enduit fraî-che d’une eau de gomme épais-se, puis on la met sécher aufour. Mais la gomme prend lapoussière dans les temps hu-mides; il serait mieux de seservir du vernis de blanc d’œuf,qui est plus transparent quetout antre, lorsqu’on lui a don-né la limpidité de l’eau, en lebattant bien avec quelques gout-tes de lait de figuier ou de ti-thimale.
Le cit. Hany a employé avecsuccès un moyen pour conser-ver dans leur couleur naturelleles pétales d’un grand nombrede fleurs desséchées. Ce moyenconsiste à plonger quelques mo-mens ces pétales dans l’esprit-de-vin. Les couleurs s’y affai-blissent d’abord, mais bientôtelles reprennent toute leur vi-vacité qu’elles conservent en-suite pour toujours ; c’est Jerésultat d’une expérience de10 années, faite surJes fleurs dedifférentes plantes, entr’autreesur le viola odorata sur \e géra-nium sànguinum, sur le viciadumetorum , etc. Ces pétales,ainsi préparées , peuvent en*