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Tome troisième.
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pont relies des casernes , descollèges, des maisons religieu-ses , sans doute à raison de l’ho-mogénéité de la matière. Lesplus dangereuses sont celles quireçoivent des eaux de vaisselleet de lessive , des débris anato-miques , des décombres de plâ-tres , des poteries, des haillons,des bouclions de foin. Il arrivesouvent de rencontrer des fossesalternativement bonnes et mau-vaises dans la même journée,c'est-à-dire qu’elles changentdix fois de caractères en ving-quatre heures. Les vuidangeursprétendent que jamais les fossesne sont plus dangereuses quelorsque les pois et les fèves sonten fleurs ; effet produit sansdoute, comme on l’observe, parla température del’atmosphère,qui favorise alors la fermenta-tion.

Dans la matière, les ouvriersdistinguent la croûte , qui cou-vre la surface , et qui quelque-fois a asse2 de consistance pourn’être entamée qu’avec effort;il se forme aussi quelquefoisdescroûtes dans l'intérieur et l’é-paisseur de la matière. Ils ap-pellent la vanne , la partie li-quide qui, sous la croûte, sur-nage les matières plus épaissesdu fond; lorsqu’elle est claireet sans couleur , elle a peu d'o-deur; niais lorsqu’elle est verte ,trouble etmousseuse, son odeurest infecte. Ce qu’ils appellentheurte , est cet amas pyramidaldes matières qui se trouve au-dessous des poteries. C’est detoutes les parties de la-matière,celle que les ouvriers attaquent«tvec le plus de défiance , à

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cause des moffètes dangereusesqu’elle recèle le plus souvent.Ils donnent le nom de gratin àcette matièreadhéiente an fondet aux parois des fosses. Dus ilest solide et adhérent, moins illaisse transpirer la vanne.

Après avoir exposé ce quevoit le vuidangeur dans les fos-ses d’aisance , voyons ce qu’ydécouvrent le physicien et lechimiste.

Il arrive très-son vent qu’aprèsavoir levé la clef, l’approchede la lumière fait prendre feuà la vapeur qui s’exhale. Cen’est souvent qu’un jet de flamrme aussi-tôt dissipé qû’apperçu;mais quelquefois cette flammeest considérable et a de la du-rée : elle est si légère qu’elleu’apas la force de mettre le feu àdes copeaux et autres corps com-bustibles. On a remarqué quesans action sur les vétemensdesouvriers, elle en avait cepen-dant assez pour griller leursi cheveux , leurs sourcils et leurbarbe. Expérience faite sur cetair inflammable., il a été re-marqué que desfosses en étaientassez abondamment pourvuespour reprendre feu à l’approched’une lumière,après avoir passédeux jours sans y travailler; quedans une fosse qui n’avait pointpris feu à l’ouverture, ayantjeté des morceaux de papierallumés , une flamme bleuâtreavait paru sillonner la surfacede la matière, ce qui fut répétéplusieurs fois de suite; etqu’en-fin la Ilamme cessant, le ventd’un très -gros soufflet l’avait faitrevivre.

Il est fort imprudent de jeter

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