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le tableau des connaissances in-dispensable à acquérir par ceuxqui se lancent dans la carrièredu génie militaire.
On trouve dans le Bulletinde la Société Philomatique , an 7,n°. 24, p 188, un mémoire in-titulé : Recherches sur la pous-sée des terres et sur P épaisseurdes murs de revêtement , par lecit. Prony.
FOSSÉS D'AISANCE. Lespremiers auteurs de l’JF/tcvc/o-pédie ont sa us doute eu quelquerépugnance à remuer cette ma-tière , puisque ce qu’ils en disentse réduit, à une très-courte dé-finition , et l’art du Vuidangeurest un de ceux qui manquent àcelte précieuse collection. Lesauteurs de l ’Encyclopédie Mé-thodique ont eu plus de cou-rage , ilsoiAdonné dans le tomeVIII , p. 7*7, l’article de l’artdu vuidangeur.
Rien de ce qui intéresse leprogrèsde nos connaissances, etsur-tout l’humanité et l’ordrepublic , quels que soient lesdangers et les dégoûts qui seprésentent , 11e doit trouverd'obstacle aux yeux de ceux quiconsacrent leur temps , leurssoins, leurs lumières, leurs tra-vaux au plus grand avantage dela société.
Nous avons de grandes obli-gations à MM. Laborie , Cadetjeune et Parmentier, qui ontdonné au public des Observa-tions sur les fisses d’aisance etsur les moyens de prévenir lesinconvéniens de leur vuidange ;observationsimprimées en 1778,par ordre et aux frais du gou-vernement , et appuyées des
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suffrages de l’Académie desSciences. L'objet nous a parud’une si haute importance, quenous croyons devoir entrer dansquelques détails. j
§ I er . Construction, des fisses jd’aisance. j
Suivant cet écrit , voici cequi serait à desirer pour la cons-iitraction des fosses d’aisance. 11 ■faudrait qu’un bon mur de!moëlon , revêtu d’argile , ap-jpuyât un second mur intérieur ;que celui-ci fût porté sur despièces de bois de chêne ; qu’ilfût en moelon tendre, lequels’enduirait promptement d’unecroûte, qui le rendrait imper-jméable à l’eau; que le solde!la fosse fût glaise, et par-dessus]la glaise pavé à chaux et à ci-ment : on ne craindrait pas l’in- ]filtration , par rapport aux puits jet aux caves. Il laudrait que la :poterie ne fût jamais que droiteet perpendiculaire ; que la clefse trouvât placée au centre dela voûte , et en cas d’empêche-ment , qu’elle s’approchât duqôté des poteries ;que lesanglesfussent supprimés , en donnantaux fosses la forme circulaire ,et que la voûte relevée en arccomme celles des cloîtres , don-nât plus de jeu à la circulationde l’air.
§ If. Qualités des fiasses , etmatières que les ouvriers y dis-tinguent.
Il y a des fosses que le vui-dangeur exploite sans dangerpour sa santé ni pour sa vie ; ce