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Tome troisième.
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riant plusieurs heures de suite,et sans éprouver le moindre ac-cident, le travailjdans une fosseréputée très-mauvaise.

Une remarque importante àl’égard du fourneau inférieur ,c’est de voir le charbon s’allu-mer et briller , avec la plusgrande vivacité, an milieu d’unfluide qui s’éloigne si fort del’air atmosphérique.

§ VI .Lachaux employée commepréservatif.

Voici une précaution qui in-téresse de plus près, et quin’intéresse que les ouvriers quitravaillentà la vuidange des fos-ses : il est reconnu que si l’onjette de lachaux pulvérisée surla matière des fosses, c’est lemoyen de neutraliser l’odeur :ce changement s’opère presquesubitement. L’odeur ne se faitsentir que lorsque les vapeursont saturé la chaux, et rede-viennent surabondantes. Si l’onrenouvelle les projections dechaux, l’odeur change encoreune fois de nature , en sortequ’elle disparait chaque foisqu’on jette de la chaux. Lemoyen donc de garantir les ou-vriers de la mitte et du plomb,serait de jeter de la chaux enpoudre dans la fosse, à mesurequ’ils travaillent ; ce moyen ,même seul, agirait efficacementsans le secours du ventilateur etdes fourneaux. La craie opèrele même effet, mais plus lente-ment. Il en serait de même desterres et pierres non-calcinées,mais réduites en poudre, aveccette différence qu’il en faut

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une plus grande quantité.Toutesces substances absorbantes peu-vent être employées avec lemême succès pour détruire l’in-feetion que répandent pendantquelques jours , les fosses nou-vellement vuidées,et celles quisont sujettes à donner de l’odeurdans certains changemens detemps. C’est rendre un vrai ser-vice à l’humanité, que d’indi-»quer un moyen de se préserverde ces émanations putrides, sipernitieuses pour les malades ,les femmes en couches, les fé-bricitans, les asthmatiques, lespoitrinaires, et même pourl’homme en santé.

M. Pilatre de Rosier a aussi ,imaginé, pour les vuidangeux-s,une machine qui mérite quenous en fassions ici mention.Elle consiste dans un masquequi enveloppe la bouche et lenez, et auquel aboutissent deuxtuyaux de cuir soutenus par desrondelles ou des spirales : l’unrde ces tuyaux répond au nez*l’autre à la bouche , avec dessoupapes en sens contraire. Ce-lui qui est destiné pour l’inspi-ration répond au nez; celui quiest pour l’expiration , répond àla bouche, en sorte que l’hommedescendu dans une atmosphèremeurtrière , peut respirer unair pur , et parler librementtout en suivant les opérationsti’il veut, au milieu d’un airans lequel il ne pourrait vivresans ce secours. ( Voyez l’articleVapeurs méphytiques , § V). Ladescription de ce respirateur an-ti-méphytique, est un peu dif-férente dans le Journal Politype ,tome II.