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chose propre à flatter leur goût,empêchent de faire usage quel-quefois de certaines armoires.L’odeur du marc de café bouilliet séché, et celle de l’huile degenièvre, les chassent, dit-on,et les empêchent d’aborder;mais comme elles s’évaporent,il faut renouveler le marc oul’huile. Voici un autre moyencertain de détruire toutes ceslégions : il ne s’agit que demêler de l’arsénic en poudreavec du sucre, ou quelqu’autrechose dont les fourmis soientfriandes; on les verra toutespérir; et on pourra mettre alorsdans ses armoires, avec sécu-rité, tout ce que l’on voudraconserver. On indique encoreun autre moyen non moins ef-ficace, pour éloigner les four-mis des offices et des apparte-raens.
Prenez du tabac à fumercoupé par petits morceaux ; dis-tribuez-les dans les buffets etappartemens trop fréquentés parles fourmis ; vous les verrezpeu-à-peu disparaître , parcequ’elles ont une aversion sin-gulière pour l’odeur du tabac.Ou bien , faites • bouillir de larue; jetez-en la décoction surla fourmillière ; lavez les plan-chers et les armoires où lesfourmis ont coutume de setrouver; vous en serez totale-ment débarrassés en très-peude temps. Peut-être l’huile delaurier, dont il.est parlé à l’ar-ticle Mouches'’, pfoduirait-ellecfïct '' ^
M. Rolland de la Platière,dans YEncyclop. Méthodique,Dictionnaire des Manufactures
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et Arts, t. III, p. 5o5, dit quel’odeur du savon écarte les four-mis, et qu’il suffit d’en frotterl’endroit par où elles passent,ou d’en laisser un morceau surla tablette où elles ont coutumede venir.
Enfin l’on est assuré, dit-on ,de chasser les fourmis des of-fices, en y mettant des os dejambon cuit. En général, ilparaît que les odeurs fortesnuisent aux insectes, et quel’odorat est un des sens le plusétendu chezcesanimaux, quoi-qu’on soit fort embarrassé pouren assigner le siège. ( P'oyez àce sujet le Bulletin de la SociétéPhilomatique, n°. V, an 5. ) Cequ’il y a de certain, c'est quele procédé que nous indiquonsa été éprouvé et a réussi.
§ IV. Piquures des fourmis.
Il y a des fourmis de diffé-rentes espèces et de toutessortes de couleurs : la pi-quure des fourmis rouges causeune vive inflammation, et ex-cite une douleur aiguë ; maisun peu d’huile et de miel faitdisparaître l’inflammation etla douleur.
FOURNEAUX DE CHI-MIE. Il y a une multitude dematières réputées réfractairespar les naturalistes, qui cepen-dant ne lé sont pas. On peut, àl’aide d’un feu violent et long-temps continué , leur faireéprouver une fusion plus oumoins complette ;cëS expérien-ces, si décisives, ont été répétéesd’une manière différente ; maisle grand travail, et sur-tout la