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Tome troisième.
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dépense très-considérable queces sortes d’expériences exigent,y mettent des obstacles pres-qu’insurmonlables pour ia plu-part des physiciens et des chi-mistes. Ces considérations ontengagé M. Macquer à tenter deles faire réussir dans un four-neau à charbon. Le fourneauu’il a employé est une espècee poêle carrée, de terre cuite.( Le mieux serait de faire usagedes Briques nageantes , voyezce mot ), dont les parois ontdeux bons poncés d’épaisseur ;il doit être porté sur un forttrépied, ou sur des piliers debrique ; il est entièrement ou-vert par son fond, à l’exceptiond’un rebord qui règne tout au-tour dans son intérieur, et quiest destiné à soutenir une grillede fer. Vers le bas de ce four-neau , c’est-à-dire , à l’epdroitle plus chaud de son foyer, ily a une ouverture que l’on peutfermer avec une pièce de terrecuite , etla partie supérieureestrecouverted’upe chape ou dômequi se rétrécit par le haut pourrecevoir un tuyau de tôlç qu’ony. adapte ; il y a au bas de cetteçh^pe une ouverture pareille àcelle du foyer du fourneau.

Après avoir placé dans cefourneau le vaisseau où étaientrenfermées les matières à fon-dre , et l’avoiréchaufféavec unepetite quantité de charbons pardegrépendantdeux heures,ilfutempli de charbon ; etl'onfermala porte du foyer et celle de lachape pour lui donner tout sontirage. L’effet en fut si fort, quela commotion qu’il occasion-nait dans l’air, excitait un trem-

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blement sensible dans les vitreset dans les ustensiles suspendusen différens endroits du labo-ratoire. Cinq ou six heures dece feu ont toujours suffi pourfondre les matières les plus ré-fractaires, celles qu’aucun chi-miste , sans en excepter M.Pott, n’avait pu jusqu’alors fairefondre dans les fourneaux, tellesque le gypse , la craie de Brian-çon , l’amiante des Pyrénées ,l’ai'doise d’Angers , la chauxd’étain faite sans addition , lespath de Bordeaux , le talc, deMoscovie, etc.

M. Macquer, dans un mé-moire lu à l’Académie dossciences ou mois de juillet 1768,a rendu compte de ces expé-riences, qui prouvent que dansun petit fourneau à charbon bienconstruit, et animé par un grandcourant d’air, on peut, sans lesecours des soufflets, obtenir enquelques heures une chaleurégale à celle qui ne règne dansles foursà boisqu’aprèsp! usieursjours de grand feu sans interrup-tion ; ce qui peut faciliter beau-coup les expériences où l’on abesoin de ce degré de chaleur.

Ce même chimiste a observéque si on alonge le tuyau ou lacheminée d’un fourneau à veut,il faut aussi que la largeur dutuyau soit augmentée à propor-tion de l’alongement qu’on luidonne: en sorte, par exemple,que si un tuyau de six poucesdediamètre; mais seulement desix ou huit pieds de hauteur.,se trouve dans la porportion né-cessaire pour faire tirer forte-ment un fourneau d’une certainecapacité, et qu’il u’ajt précisé-