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Tome troisième.
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FOU

decin vénitien, fit part à l’A-cadémie des sciences , d’unfourneau économique, où unseul foyer pouvait échaufferplusieurs chaudières rempliesd’eau, et disposées de manièrequ’on pouvait les employer ,soit à donner à un malade unbain de vapeurs , soit à fairecuire à-la-fois un grand nom-bre d’alimens. ( Collect. Acad.,partiefrang ., t. XV , p. 411 ).

Au mois de novembre 1781 ,le sieur Nyvert, cuisinier deprofessions exposé chez lui uneespèce de fourneau qu’il appellefourneau économique portatif ;ce fourneau est fait dans lamême forme à-peu-près quece que l’on connaît sous le nomde veilleuse , c'est-à-dire, quec’est une cuvette ou bassinde cuivre , divisé intérieure-ment en deux parties, l’une su-périeure, plus haute; l’autreinférieure , plus basse. Cettedernière est faite comme danslés veilleuses , pour recevoir unou plusieurs lampions, suivantla natureetienombredespiècesque l’on veut faire cuire ; et afinque la fumée des lampions nepénètre point dans la partie su-périeure, une ouverture faitedans la partie inférieure, donneissue à cette fumée. La partiesupérieure de la cuvette est assezprofonde pour recevoir un ,deux ou trois vaisseaux, soitdargent ou de fer-blanc poli,soit de favance, de porcelaine,de crystal ou de verre, qui seservent de couvercle les uns auxautres, et dans lesquels on ren-ferme les mets qu’on veut fairecuire. A la cuvette est un cou-

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vercle qui recouvre le tout, e*que l'on peut fermer à clef s 1l’on veut.

On pourrait encore substituerune brique ou un fer rougeà l'usage des mèches, et mêmedu charbon, en remplissant lepremier vaisseau d’eau , dontla chaleur soutenue fait cuirele reste au bain-marie. Cette in-vention est susceptible de beau-coup de variétés.

Mais sans examiner si le four-neau inventé par le sieur Ny-vert , exige les mêmes précau-tions que la marmitte dePapin,( Voyez ce mot ), et si les vian-des cuites de cette manière sontsaines et de facile digestion ,nous nous contenterons d’ob-server que la Gazette de Santé a parlé avantageusement decelte invention , dont l’écono-mieestun des grands avantages;carpourpeu que l’on réfléchis-se, on voit que la consomma-tion de bois et de charbon quise fait dans les cuisines, est ex-cessive, faute de savoir ména-ger le feu , et de mettre à pro-fit toute sa chaleur.

En 1752, M. Vanière, calcu-lant cet objet de consommationen France , le faisait monter àplus de 8 millions par an pourle seul rôti. Ce fut d’après cesréflexions qu’il imagina de cons-truire un foyer de cuisine écono-mique et portatif, d’où l’on tiraitparti de toute la chaleur, etl’on pouvait faire avec un peude charbon de bois ou de tourbe,toutes les opérations de la cui-sine en même-temps, telles quecelles de la marmitte, de la.cas-serole, de la poêle, du gril et de