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§ X. Fruits à P eau-de-vie.
Il est peu de fruits qu’on nepuisse rouserver à l’eau-de-vie ;c'est un genre de préparationqui est à la portée de tout lemonde; on ne peut le regarderni comme liqueur, ni commerata lia ; mais il n’en a pas moinsl’avantage de nous procurer leplaisir de manger pendant toutel’année des fruits qui plaisentautant à la vue qu’au goût età l'odorat, et de nous présenterune liqueur parfaitement sem-blable aux fruits que nous ve-nons de savourer. Il est peu depersonnes qui résistent à la ten-tation d’une pêche, d’une prune,d’un abricot à l’ean-de-vie, etqui cependant ne boivent ja-mais m liqueur ni ratafia.
Voyez aux articles Mirabelle ,Pmnes, Abricots, Reine-Clau-de, Cerises , Rousselet, Pêches,Raisins, les procédés que nousavons donnés; ils pourront ser-vir d’indication pour préparertoute autre espèce de fruit.
§. XI. Fruits, légumes , etc.,
conservés dans le vinaigre.
Les câpres, les cornichons ,paraissent être aujourd’hui lesseuls fruits que l’on conservedans le vinaigre. Cependant onV conserverait également desharicots verds, les épis tendresdu mais ou bled de Turquie , dejeunes pousses de houblon , etune infinité de végétaux , telsque la sarriette , l’estragon , lamarjolaine , la salsepareille etautres. CroyezL'article Câprier .)
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M. de Marhi a fait sur cet objetéconomique des observations,qui ont été insérées dans I 'Eri-cyclop. Méthod. , Arts et Me-tiers, t. VIII., p. 657 -
FUMÉE. Nous avons indi-qué, au mot Cheminée , quel-ques moyens de les empêcherde donner de la fumée; maisonn’aurait jamais imaginé quecelte fumée, qui nous est si in-commode, pùtdevenir quelquejour un objet très-important ettrès-précieux pour les arts etpour l’économie publique etprivée. Le journal le Publiciste .,du 28 messidor an 8 , rendcompte d’une expérience infini-ment curieuse,et qui paraîtraitmériter l’attention des savansetmême du gouvernement. Lecit. Lebon , rue et ile St.-Louis,est parvenu à tirerde la lumièrede la fumée elle-même. J’em-prunterai les expressions de lapersonne respectable , et très-digne de foi, qui était présenteà l'expérience, et qui en a faitpart au journaliste.
« L’appareil delà combustionétait au rez-de-chaussée d’unemaison , et la clarté à environtoises de-!à , au 5 e . étaged’une maison voisine. Je visl’appareil avecen vi ron une tren-taine de témoins, presque tousgens trës-éclaii és , et quelques-uns très-sa vans en chimie. Je levis, dis-je, au rez-de-chaussée,et je vis ens'uile an r )’ e . de lamaison voisine, l’illuminationplacée sur une tablette de che-minée , et qui aurait suffi pouréclairer magnifiquement unesallede 100 pieds de large. Celteillumination provenait du feu