que t’avais vu allumer au rez-de-chaussée dans la maison d’à-côté.
» Pour produire cet effet, lecil. Lebon, continue l’auleurdela lettre au journaü te , a d’a-bord fabriqué une capse ou en-veloppe, où il introduit assezd’air pouraider l’opération, quiréduit le bois eu étal de char-bon,.sans déflagration totale etsans évaporation inutile. Lafumée n’est point abandonnéeindiscrètement dans l’espace del’atmosphère, mais introduitedans des canaux qui la capti-vent, qui la mènent où Ion veut ; qui lui font subir des im-mersions répétées; qui lui fontdéposer ce qu’on juge a-propos ;qui la dépouillent au degré né-cessaire, et la purifient jusqu’àcelui de l'inflammabilité, laplus lumineuse, et qui après enavoir tiré une substance pré-cieuse et conservatrice, un acideplus parfait que celui de biendes vinaigres, lui rendent enfinla liberté et la laissent échappereu des torrens de clarté , qui ,d’abord colorés , finissent par lablancheur la plus éclatante et laplus pure.
ix Je ne ine charge de vousdire que ce qui nous frappa tous :peu de bois qui donne, aprèsavoir servi, de très-bon char-bon en quantité ; la fumée di-rigée à volonté ; la partie decette fumée qui peut donner laplus abondante lumière , con-duite à près de a 5 toises,et quile serait de même à cent. Voilàce que nous vîmes.
» 11 nous entretint de quel-ques-uns des usages qu'il fait de
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la fumée, de ses produits, soitde l'acide , soit du gaz. Il nousdit, par exemple , que par sesprocédés , un ballon aérostati-que pourrait être enflé à quatreou cinq fois meilleur marchéque par la méthode actuelle. »
L’auteur de la lettre penseque l’on pourrait tirer parti dela flamme pour les illumina-tions , pour les fanaux, pour dessignaux de nuit et des commu-nications télégraphiques.
FUMIER . On distingue plu-sieurs espèces de fumier, qui,chacune,selon leur nature, ontplus ou moins d’activité.
Plus le fumier contient dematièresgrasses, meilleurilest ;plus il contient de sel , plus ildoit être divisé par des matièresgrasses.
Le fumier d’homme est celuiqui est le [dus chaud ; c’est ce-lui qui contient le plus de sel.Mis en trop grande quantitédans une terre, il la frappe destérilité pour long-temps , parceque les matières salines étantsurabondantes aux matièresgrasses, il ne se fai t qu’une très-petite saturation.
Nous négligeons le fumierdeslatrines : les Romains en fai-saient grand cas. U y a des paysoù les habitans ramassent avecgrand soin ces matières ; ils lesmettent dans des fosses qu’ilsachèvent d’einplir de terre , etles laissent ainsi pendant deuxans ; c’est le meilleur fumierqu’on puisse employer, sur-toutdans les terres humides et lors-qu’il est bien ménagé.
Dès 1786, le S c . Bridet avaitentrepris de tirer parti de la