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Tome troisième.
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que tavais vu allumer au rez-de-chaussée dans la maison dà-côté.

» Pour produire cet effet, lecil. Lebon, continue lauleurdela lettre au journaü te , a da-bord fabriqué une capse ou en-veloppe, il introduit assezdair pouraider lopération, quiréduit le bois eu étal de char-bon,.sans déflagration totale etsans évaporation inutile. Lafumée nest point abandonnéeindiscrètement dans lespace delatmosphère, mais introduitedans des canaux qui la capti-vent, qui la mènent Ion veut ; qui lui font subir des im-mersions répétées; qui lui fontdéposer ce quon juge a-propos ;qui la dépouillent au degré né-cessaire, et la purifient jusquàcelui de l'inflammabilité, laplus lumineuse, et qui après enavoir tiré une substance pré-cieuse et conservatrice, un acideplus parfait que celui de biendes vinaigres, lui rendent enfinla liberté et la laissent échappereu des torrens de clarté , qui ,dabord colorés , finissent par lablancheur la plus éclatante et laplus pure.

ix Je ne ine charge de vousdire que ce qui nous frappa tous :peu de bois qui donne, aprèsavoir servi, de très-bon char-bon en quantité ; la fumée di-rigée à volonté ; la partie decette fumée qui peut donner laplus abondante lumière , con-duite à près de a 5 toises,et quile serait de même à cent. Voilàce que nous vîmes.

» 11 nous entretint de quel-ques-uns des usages qu'il fait de

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la fumée, de ses produits, soitde l'acide , soit du gaz. Il nousdit, par exemple , que par sesprocédés , un ballon aérostati-que pourrait être enflé à quatreou cinq fois meilleur marchéque par la méthode actuelle. »

Lauteur de la lettre penseque lon pourrait tirer parti dela flamme pour les illumina-tions , pour les fanaux, pour dessignaux de nuit et des commu-nications télégraphiques.

FUMIER . On distingue plu-sieurs espèces de fumier, qui,chacune,selon leur nature, ontplus ou moins dactivité.

Plus le fumier contient dematièresgrasses, meilleurilest ;plus il contient de sel , plus ildoit être divisé par des matièresgrasses.

Le fumier dhomme est celuiqui est le [dus chaud ; cest ce-lui qui contient le plus de sel.Mis en trop grande quantitédans une terre, il la frappe destérilité pour long-temps , parceque les matières salines étantsurabondantes aux matièresgrasses, il ne se fai t quune très-petite saturation.

Nous négligeons le fumierdeslatrines : les Romains en fai-saient grand cas. U y a des pays les habitans ramassent avecgrand soin ces matières ; ils lesmettent dans des fosses quilsachèvent deinplir de terre , etles laissent ainsi pendant deuxans ; cest le meilleur fumierquon puisse employer, sur-toutdans les terres humides et lors-quil est bien ménagé.

Dès 1786, le S c . Bridet avaitentrepris de tirer parti de la