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genêts, l'ouvrage de M. Wille-met, instituteur de botaniqueà Nancy , intitulé : Phytographieeconomique et rurale : cet ob ety est traité de manière à inté-resser les cultivateurs.
GENIÈVRE Le genévrier,dont nous avons donné l’his-toire dans notre Manuel duNaturaliste , porte un fruit enforme de baie, d’une substancerésineuseet balsamique, et donton peut faire de l’esprit ardent,de la liqueur, du ratafia et duvin : les deux premières prépa-rations se font par voie de dis-tillation ; les deux autres parinfusion et fermentation : dé-taillons les procédés.
§ I er . Esprit ardent de genièvre.
Pour l’obtenir sans additiond’eau-de-vie, il faut prendreune assez grande quantité debaies bien mûres, les écraser,y mêler un peu de miel ou delevure de bière, avec assez d’eaupour qu’elle surnage d’un bondoigt; on se servira de vais-seaux assez grands à cause dugonflement qu’excite la fermen-tation. On laissera le tout enmacération jusqu’à ce qu'onsente une odeur folie etvineuse.Pour lors, on versera les matiè-res dans ia cucurbite avec untiers d’eau ou environ ; l’onadaptera le chapiteau , et ondistillera à feu ouvert, jusqu’àce qu’on apperçoive que ce quitombe dans le récipient n’a plusde force ; ce seront les fleg-mes; il sera temps de cesser :si l’on trouve que cet espritcontient encore trop de flègme,
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il faudra le rectifier, en répé-tant la distillation dans un pluspetit alambic au bain-marie :après quoi, si l’on a bien opéré,l'on aura un esprit très-inflam-mable ; il est vrai que cetteliqueur, sans sucre et sansautrepréparation,n’est pas tropagréa-ble ; mais on la dit très-efficaredans l’indiges ion : lorsqu’elleest fort vieille, elle perd saforce, et devient un peu plussupportable.
§ II. Liqueur de genièvre.
Il y a du choix dans les baiesdont.on veut faire usage; il fautrejeter celles dont l’épidermeest ridée, elles ne sont pas del’année; celles dont la peau estferme et bien tendue sont pré-férables : elles sont sujettes àfermenter, ce qu’on reconnaîtà leur goût aigre et moisi. Dansce cas, il faut encore les rejeter,et en choisir qui soient fraîchesetsaines:on en prend un dem -litron qu’on écrase dans un mor-tier de marbre; on y ajoutedeux oncesdecannelleet quatredoux de girofle ; 011 met le touten infusion dans neuf pintesd’eau-de-vie ou autant d’esprit-de-vin tempéré par l’ean ; onfait durer l’infusion pendantquinze jours; au bout de cetemps, on distille au bain-ma-rie; on verra à l’odeur, pluson moins forte du genievre,s’il est nécessaire de cohober ;sinon, ayant tiré cinq pintesd’esprit, on passera à la com-position de la liqueur , en mê-lant autant desyrop qu'on aurad’esprit. Le mélange, pour l’or-
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