144 GEN
diuaire,devient louche etmêraelaiteux;tn ce cas, il faut recou-rir à la filtration et clarifica-tion , comme nous l’avons ditau mot Liqueurs .
§ III. Ratafia de genièvre.
Ii’on pile grossièrement unedemi-livre ou trois quarteronsde baie* de genièvre bien choi-sies, c’est-à-dire fraîches, sansêtre vertes ni moisies et par-faitement mûres ; on les met eninfusion dans neuf pintesd’eau-de-vie; on y ajoute deux oncesde cannelle , douze doux degirofle, deux gros de macis, ungros d'anis verd , un gros deco-riande, une demi-livre de su-cre par pinte d'eau-de-vie,qu’on fera fondre sur le feudans une pinte d’eau comm me;le syrop étant bien refroidi, onle versera sur l’infusion ; ontouchera bien la cruche, et onla placera au solei ! ou dans unlieu tempéré pendant six semai-nes; après quoi on passera leratafia par la chausse, et on lemettra en bouteille. f!e ratafia
I 'oin 1 à l’agrément de la saveur'avantage de produire de très-bons effets, et d'accélérer ladigestion.
§ IV. Vin de genièvre.
Le vin de genièvre a deuxqualités qui le rendent recom-mandable, I uned’etre sain taire,l’antre de couler peu II se fait,suivant le procédéd'Helvétius .çn usage dansle Gatinois , avecsix boisseaux de baies de ge-nièvre; et trois ou quatre poi-
G E O
’ gnées d’absynthe ; on laisse in-fuser et feimenter le tout danscent pintes d'eau ; on peut enlaisser tomber le marc , et tirerla liqueur au clair; elle estbeaucoup meilleure et plus gra-cieuse étant vieille. C'est uneboisson inventée et perfection-née par le comte de Moret, filsd’Henri IV , qui-, jouissant >d’une pat faite santé, parvintà une grande vieillesse aveccette boisson.
On fait enrore avec le geniè-vre une espèce de confiture ,plus saine qu’agréable. On enfaisait un grand débit à Fontai-nebleau .
GÉOGR APHIE. C’est parles sens assez généralement quenous acquérons les connaissan-ces. L'observation journalièredémontre que l’esprit est plusprompt à saisir les idées quiviennent par nos sens que cellesd’une simple théorie fondée surle raisonnement.
Segniùs irritant animos demissa peraures ,
Quàm quæ sunt oculis subjecta fide-libus.
On peut donc employer avecsuccès des procédés mécani-ques pour fixer la mémoire desenfans. Cette méthode a deuxavantages ; l'un , de rendre leprécepte plus sensible ; l’autre,d’instruire en amusant. On aimaginé différens jeux pourexercer l’esprit des enfans etleur apprendre les élémens del'histoire, de l’architecture, dugénie, de l’artillerie,etc. (vo) ez,dans le Journal de. Paris , année1788, n°. 342, l’annonce des