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de toutes sortes de meubles enplace. En face du palais, outredes pyramides et des statues ,toutes de glace, furent placéssix canons de 6 livres de balleset deux mortiers, également englace. De l’un des premiers onfit, par forme d’essai, partir unboulet de fer poussé seulementpar un quart de livre de pou-dre. Le boulet traversa une plan-che de 2 pouces d’épaisseur,placée à 60 pas de la bouche dela pièce, qui ne fut nullementendommagée, non plus que sonaffût. Sur le soir, le palais deglace fut illuminé et produisitun effet admirable.
M. Krafft, auteur allemand ,a donné la figure et la descrip-tion de ce palais glacial. M.Leroi, qui a traduit celle des-cription, pense qu’il est possi-ble de tourner la glace au tour,de la percer, de la tailler, dela peindre, de la mettre au feuaprès l’avoir frottée de naphte.( Voyez le Journal des Savons ,1742', p. 523 ).
§ II. Moyen de briser les glaces
et de prévenir les accidens oc-casionnés par les debacles.
Il n’y a presque pas d’hiveroù il n'arrive des perles et desmalheurs considérables, occa-sionnés par la rupture des gla-ces , qui survient tout-à-coupaprès que les rivières ont étéprises quelque temps. C’est sur-tout dans les villes decommerceoù le danger devient plus sen-sible , et les évènemeus pluseffrayans. Les moulins , lesgrands bateaux d’approviïion-
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nement et autres, quelque pré-caulion qu'on prenne pour lesarrêter,.ne résistent pas au chocimpétueux desglaçons accumu-lés, qui rompent les cordagesou submergent les bateaux tropbien fixés au port. Les bateauxdétachés et entraînés par le cou-rant, se brisent contre les pilesdes ponts. Les pièces de boisqui s’en détachent, placées entravers des.arches, empêchentle cours des glaçons. A ces pre-miers débris , viennent s’enjoindre d’autres qui multiplientla résistance et l’obstruction.L’élément, forcé, semble cé-der aux obstacles; mais bientôttout le poids de sa niasse se dé-ploie avec fracas : et après a voirentassé décombres sur décom-bres au-devant des arches, safureur éclate. Le pont , quel-que solide qu’il puisse êlre,cède à cet élément terrible.Emporté par l’efiiAt des glaceset des eaux , il laisse un passagelibre à un torrent épouvanta-ble, qui 11'en devient que plusfuneste, et va porter plus loinle désordre, le trouble et la dé-solation avec encore plus d’im-pétuosité.
C’a été sans doute dans la vuede se garantir de ces tristes dé-gâts, que M. de Parcieux a pro-posé , en 1708, à l’Académiedes sciences , des moyens deremédier aux inconvéuiens desdébâcles. (V. Collect. Academ .,part. Jranç. tom. XIV, p. 94 ).Depuis, on a formé le pro;etd’établir à Paris , au-dessus dela Salpétrière , une gare propreà recevoir les bateaux, qui,dan» le temps des glaces, au-raient