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raient été à l’abri des débâcles;mais ce projet, commencé, ti’apas eu une exécution entière.J,'objet en est cependant sensi-blement utile et intéressant, ets’il était possible de faire unétablissement de cette espècedans le voisinage des ports oùse déchargent les marchandises,on serait plus à portée d'en pro-fiter, et on ne verrait pas se re-nouveler tous les ans les mal-heurs , les pertes et les accidens.
Quels sont les moyens quel’on prend communément pourles prévenir ? Lorsque la ri-vière est prise , on expose uncertain nombre d’hommes surla glace, et avec des pieux,des haches, des leviers, ils dé-tachent quelques glaçons que lecourant de l’eau emporte; d’au-tres, en balançant le bateau quiles porte, foulent l’eau , afinde la faire refluer sous la glace ,et de la forcer, par le mouve-ment qu’ils lui impriment, àrompre les glaçons inégaux quicouvrent sa surface. Tous cesmoyens, faibles et impuissans,sont tres-coulenx.Ungrand nom-bre d’hommes fait très-peu d’ou-vrage en beaucoup de temps.Cependant les dangers sont pres-sais ; la débâcle est prochaine ;les tnomens sont courts et pré-cieux, et l’on a fait souvent desdépenses très-considérables sansaucun fruit.
Pourquoi ne pas recourir auxmoyens industrieux de la mé-canique? Qu’il nous soit permisd’en indiquer un (fui n’est peut-être pas impraticable, et quenous inspire l’amour du bienpublic.
Tome III.
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D’abord nous pensons qu’ilserait de la dernière impor-tance qu’il n’y eût point demaisons sur les ponts. La plusgrande solidité qu’ils peuventacquérir par la surcharge desbâtimens, et tout autre intérêtquelconque, doivent céder à laconsidération des dangers quipeuvent en résulter pour la for-tune , et plus encore pour lavie des citoyens qui les oc-cupent.
En second lieu, dans une villetelle que la capitale, que l’ons’adresse au premier mécani-cien , il aura bientôt imaginéune machine propre à rorripreles glaces en peu de temps. Ilnous semble que des leviers ,des moutons , des sonnettes ,moulés sur des bateaux et misen mouvement par un très-petitnombre d’hoinmes, briseraientplus de glaces en deux ou troisheures, que deux ou trois centshommes répandus sur la sur-face de la rivière, 11’en peuventfaire dans le double espace detemps. Qui empêcherait, parexemple, qu’au moment où larivière est prise, on armât ungrand bateau qui serait vuide,de trois sonnettes, l’une à lapointe du bateau, les deux au-tres sur les côtés. Les moutonsde ces sonnettes frapperaient surdes Coins retenus au bateau pardes crampons mobiles.On pour-rait même, au lieu de coins,au-dessous des deux sonnetteslatérales, placer une pièce debois de la longueur d’une son-nette à l’autre, taillée en anglepar-dessous, et pareillement re-tenue au bateau par des cram-L