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coup en bois, et n’a donnépresqu'aucun bouton à fleurs;d’où l’on doit conclure que lavigueur dans la pousse est unobstacle à la fructification :aussi les arbres greffés sur sau-vageon donnent bien plutôt dufruit dans les terres maigres quedans les grasses ; d'où il suit en-core que la vigueur de l’arbre ,dépendant du plus ou moinsd’analogie de la greffe avec lesujet , on peut employer cemoyen pour la diminuer à vo-lonté : ainsi, dans les lieu v où lepoirier greffé sur sauvageonvient trop fort, on peuty subs-tituer le coignassier, l’épine,le néflier, l’alisier, ou le cor-mier; c’est à l’expérience à in-diquer ces choses. Enfin lesgreffes réitérées sont encore unmoyen pour accélérer la fruc-tification. (Voy. au mot Jardin ,les espèces qui se mettent plusou moins aisément à fruit.Voyez aussi Coll. Acad., part.J'ranç., t. VII, p. %i.)
M. de Francheville, dans sonmémoire sur l’huile de faine,inséié t. XII de la CollectionAcademique , pitftie étrangère ,p. 191 , observe qu’il serait àdesirer qu’on pùt rendre les hê-tres des forêts aussi francs quele sont les oliviers de Provenceet les arbres fruitiers de nosjardins, c’est-à-dire, qu’il fau-draittrouverunhètre déjafrancpour pouvoir affranchir les hê-tres sauvages, en le greffant ou1 entant sur eux; ou bien qu’ilfaurait trouver le secret de ren-dre franc un hêtre sauvage. Ilannonce avoir trouvé ce secret;mais il diffère de le publier jus-
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qu’à ce qu’il en ait fait l’expé-rience sur d’antres arbres. Il pa-raît que ce secret es' resté dansle porle-feuille de M. de Fran-cheville , et qu’il n’a paseucorevu le jour.
L’s greffes les plus usitéessont, la greffe en fente , la greffeen couronne , la greffe eu Jlùte ,la greffe en approche , la greffeen écusson , la greffe en languesur les racines , et la g'ffe en arc.
§ I er . Greffe en fente.
Pour greffer en fente , onchoisit des sujets depuis unpouce et moins, jusqu à six dediamètre; la saison la plus fa-vorable , est depuis le commen-cement de février jusqu’à ce quela sève commence à se mettreen mouvement; on coupe le su-jet avec une scie : ou choisit unejeune branche sur l’arbre donton veut multiplier l’espece; onlaisse à cette branche deux outrois bons yeux ; on fait à songros bout, et sur la longueurd’un demi-pouce, une entailleen forme de coin sur deux faces^en conservant avec précautionl’écorce qui est sur la Tace dedevant ; avec un couteau et quel-ques coups de marteau , on faitune entaille dans le sujet ; 011 yglisse la jeune branche, de ma-niéré que son écorce toucheexactementà celledusujet: c’estde là que dépend laréussite dela greffe ; car on s’est assuré pardes expériences que le bois dela greffe ne s’unit jamais ave«celui du sujet ; que 1a réunion sefait uniquement d’une écorce àl’autre , et que l’accroissementdes parties ligneuses ne devienta