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commun qu’à mesure qu’il seforme de nouveaux bois.
Le châtaigner doit être entéen fente, à deux ou trois piedsde sa racine. ( Journal de Ver-dun , juillet 1739, p. 265.
§ II. Greffe en couronne.
Le procédé pour cette espècede greffe est à-peu-près sembla-ble à celui de la greffe en fente ;il n’y a d’autres différences quede mettre les greffes entre l’é-corce et le bois sans faire defente j de les choisir plus fortes.Il faut que l’arbre que l’on veutcouronner soit en pleine sève ,en sorte que l’écorce puisse seséparer aisément du bois : onscie une ou plusieurs branchesà un pied ou deux au-dessus dutronc de l’arbre qui doit servirde sujet ; on met six ou huitgreffes sur chaque branche, àproportion de sa grosseur ; et ongarnit le tout comme nous l’a-vons dit plus haut. On ne faitusage de cette greffe que sur detrès-gros arbres de fruits à pé-pin qui souffriraient difficile-ment la fente.
§ III. Greffe en flûte.
C’est de toutes les méthodesde greffer la plus difficile ; ellese fait au mois de mai, lorsqueles arbres sont en pleine sève ;on choisit deux branches, l’unesur l’arbre qui doit servir desujet, et l’autre sur l’arbre debonne espèce qu’on veut mul-tiplier : ces deux branches, parla mesure que Tou eu prend t
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doivent se trouver de mêmegrosseur dans la partie qui doitservir de greffe, et dans celleque l’on veut greffer.O11 laissesur pied la branche qui doit êtregreffée; on en coupe seulementle bout à trois ou quatre poucesau-dessus de l’enaroit où l’onveut greffer. Après avoir faitune incision circulaire au-des-sous, on enlève toute l’écorcesur cette longueur de trois ouquatre pouces ; ensuite on dé-tache la bonne branche de sonarbre ; on en coupe le bout au-dessus de l’endroit qui a ététrouvé de grosseur convenable jon fait une incision circulaire àl’écorce, pour avoir un tuyaude la longueur de deux ou troistravers de doigt, et on fait ensorte qu’il soit garni de deuxbons yeux. On enlève adroite-ment ce tuyau en pressant ettournant l’écorce arec lesdoigts,sans pourtant offenser les yeux;puis on le passe dans le bois defa branche écorcée, de fatjoaqu’il enveloppe exactement, etqu’il se réunisse par le bas àl’écorce du sujet ; s’il s’y trouvequelqu’inégarité, on y remédieavec la serpette : enfin, on couvrele dessus de la greffe avec un peude mastic ou de glaise, et pluscommunément on rabat sur l’é-corce de petits copeaux, en in-cisant tout autour avec la ser-pette le bout du bois qui estresté nud en-dessus ; on formepar là une espèce de couronne-ment qui défend la greffe de*injures de l’air. Cette méthodede greffer est peu usitée, si cen’est pour le châtaignier, le fi-guier , l’olivier, le noyer, qu’il