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Tome troisième.
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bois soit perpendiculaire â celuide la tiee; puis on fait un trouni traverse de part en pari leseux morceaux de bois, danslequel on ;. et une cheville. Lagreffe se trouve donc assujéliefermement dans sa position na-turelle; la sève bouche tous lespei iis interstices.On relèveaprèscela sur la greffe l’écorce de latige , et ou l’arrange de manièrequ’elle l'enveloppeexactement:on entortille ensuite la greffe àla manière ordinaire , pour em-pêcher l’eau des pluies de s’iiiTtraduire entre la greffe et lesujet ; on a le plaisir de jouiralors presque tout de suite d’unaibre portant une belle tête, etqui rapporte abondamment. Ilparaît néanmoins que cette opé-ration exige beaucoup d’adresse:car elle n’a pas réussi entre lesmaiusd'habiles gens qui l’ontes-sayée,sans doute parladifficul-té d’adapter bien juste la têtecoupée avec le tronc , et par ledérangement que le moindrevent occasionne dans la circula-tion de la sève.

§ VIII. Méthode pour conserverles greffes et faciliter la réu-nion certaine de la plaie.

Les greffes ne réussissentqu’autant que les vaisseaux dela greffe et du sujet peuvents’aboucher et se réunir, afin queles liqueu s de la sève puissents’élever de l’un à l’autre (voyezColl. Acad ., part.franç. , t. X ,p. 28?.). L’humidité et la séche-resse empêchent souvent la réu-nion des vaisseaux ;pour les engarantir, on entortille ordinai-

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rement chaque greffe avec dela terre grasse ou de la bouzede vache; mais dans bien descirconstances, ce sont de fai-bles défenses pour la jeunegreffe. On prppose, comme bienplus certain , d’avoir dans unpetit pot de la poix-résine, de latérébenthine et de la cire, quel’on fait fondre ensemble; onenduit tontes les petites fentesavec ce mélange; on en metaussi au bout de la greffe ; etle tout étant ainsi enduit , nil’humidité, ni l'ardeur du so-leil ne peuvent faire le moindretort à cette greffe, et elle réus-sit bien, si on emploie touteslesaltentionsque nous avons dét-entes. Les anciens employaientla glu à cet usage.

Le moyen de défendre lesjeunes greffes de l’attaque desinsectes contiuspar les jardinierssous le nom de hsettes ou coupe-bourgeons , ainsi que des pre-tmières gelées du printemps ,c’est de les envelopper dans depetits sacs de papier . qu'on lieavec du fil. On les défend aussides fourmis , en entourant l’ar-bre d’une bande de peau demouton au-dessous delà greffe.

§IX. Manière de greffer les fruitsà noyaux , en sorte qu'unarbie qui portait de mauvaisfruits en porte de bons Cannéesuivante.

L’expérience a fait connaîtreque les arbres qui, par la greffe,produisent les meilleurs fruits,sont les plus faihles ; ainsi lesgreffes de la grosse mignonepérissent en partie , et celles