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on enveloppe la jointure d’unpeu de chanvre; oti inet la ra-cine ainsi greffée à environ dixà douze pouces de prorondeur,de manière que la jointure soitcouverte de quatre pouces deterre au moins.
Cette description n’est pastrès-claire, mais avec un peud’intelligence, on peut aisémentsuppléer à ce qui y manque. Onassure que cette méthode pro-cure des fruits très-prompte-ment et très-abondammeut.
§ VII. Greffe en arc.
Un amateur de jardinageayant enté , sur un coignassier,une branche de prunier, plia lagreffe en arc , et en fit entrer lapointe dans un autre endroit ducoignassier , après quoi il garnitJes deux boutsdesesgreffes avecde la terre glaise à l'ordinaire ;la greffe prit par les deux bouts,jetta des feuilles, et produisitdes prunes telles que les portaitle premier, d’où elles étaientsorties , et d’un goût appro-chant; mais celles qui étaientsorties par la pointe de la greffe,n’avaient pour noyau qu’ungrain gros comme un pépin deraisin et fort dur, au lieu queles prunes sorties du bout d’en-bas, avaient un noyau à l'ordi-naire. C’est M. Lémery qui citece fait. ( Collect. Acad., partiefranç. , t. II , p. I 20 ).
On connaît encore d’autresmanières de greffer , telles quela greffe en queue de verge deJouet , la greffe par térébration ,etc.; mais la trop grande incer-titude de leurs succès les a faitnégliger.
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On a aussi récours à la greffepour multiplier plusieurs arbris-seaux curieux, et même quel-ques arbres, tels que les bellesespèces d’érable , d’orme , demûrier, etc.; mais à ce der-nier égard , c’est au détrimentde la figure, de la force et dela durée des arbres; ils ne peu-vent jamais récupérer la beautéqu’ils auraient eue, et l’éléva-tion qu’ils auraient prise dansleur état naturel.
Outre les diverses espèces degreffes usitées dont nous venonsde parler, il en est une autredont on fait usage sur les châ-taigniers dans la Marche et leLimousin , au moyen de laquelleon se procure tout de suite unarbre à fruit , avec une têtebelle , bien formée et bien gar-nie. Lorsque les arbres sonten pleine sève , on coupe hori-zontalement la tête du sujet quel’on veut greffer; ensuite on faità l'écorce trois ou quatre inci-sions , suivant la grosseur del’écorce; on l’écarte du bois,afin qu’elle ne souffre pointdans le reste de l’opération ; onentaille alors le bois jusqu’aumilieu de la moële, de la hau-teur de trois ou quatre pouces ;on prend ensuite une brancheque l'on a coupée sur un autrearbre , et qu’on a choisie exac-tement de fa grosseur de l’arbrequ’on veut greffer ; on y fait lamême opération que nous ve-nons d’indiquer pour le sujet ;alors ces deux portions de boisétant cou péesegalementenlhîte,s’appliquent exactement l’unesur l’autre, et l’on a soin d’ob-serrer que le canal du jeune
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