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Tome troisième.
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Vrai, en pure perte, le tempsqu’elles mettaient à leur toi-lette , mais contrarient la na-ture, et nuisent à la transpira-tion de la tête. Ce que je viensde dire pour les femmes,s'appli-que également aux hommes àtête demi-tondues , cheveuxgras , noirs et dégoûtans deleur huile antique , costumeimité de celui des agens de laterreur.

On peut voir au mot Cosméti-ques , les autres inconvéniensauxquels s’exposent les femmesqui défigurent les charmesqu’elles tiennent de la nature,pour en emprunter de nuisiblesà leursanté,etmêmean plaisir,et qui ne servent qu'à leur don-ner un éclat dont l’habitudefait qn’on n’est plus dupe.

Enfin leur habillement sem-ble avoir été imaginé en totalitécontre la raison ; autrefois leursjupons étaient le comble del’extravagance , gênans dans lamarche , d’un poids très-lourd ;elles étaient obligées de lesattacher sur leurs reins, qu’ilsdéformaient en y causant unerainure désagréable et unbour-let; ce vêtement, d’ailleurs,enlaissant les cuisses nues , lesexposait à éprouver toutel’intempérie des saisons. Il se-rait tout aussi modeste , et bienmoins incommode, de portermoins de jupons, et de suppléerau reste par des caleçons.

Aujourd’hui , fin du 18 e .siècle, les femmes vont presquenues. Une chemise falbalalée ,une robbe très-mince, très-lé-gère , des bras nuds jusqu’auxqisselies,la gorge découverte,

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un sac justement appelé ridicule,pour tenir lieu de poche ; voilàl’habillement des femmes mê-me au cœur, de l’hiver Modefolle, extravagante, meurtrière,contre laquelle quelques méde-cins ont jeté les hauts cris avecgrande raison. L’habillementdes jeunes-gens n’est pas moinsincommode, indécent et mal-sain ; des manrhesd’habits aussijustes que des fourreaux de pis-tolets ; des culottes si étroitesque la chemise n’y trouve pointde place; à peine leur permet-tent-elles de s’asseoir. I 1 ne leurtnauque plus que de porter aussiun ridicule , pour y mettre leurmouchoir et leur argenta défautde poches.

Les jarretières trop serréessont une autre cause d’accidentpour les femmes et les hommes.Le Journal de Verdun, 1746,p. 190 , a annoncé une machineinventée par leS r . Cartier, poursuppléer aux jairetières et re-tenir les bas. On cite à cet égardun fait arrivé en Dannemarck,qui en prouve tout le danger.Un capitaine de ce pays avaitobligé tous les soldats de sacompagnie à porter leurs jarre-tières et leurs cols très-serrés ,pour qu’ils parussent vigoureuxet bien nourris , parce que celaaugmentait la rougeur de leurvisage et la grosseur du molet.Au bout de quelque temps, ilstombèrent presque tous mala-des,et plusieurs périrentcommeattaqués d’affections scorbuti-ques putrides, tant il est dange-reux d’arrêter, de quelque ma-nière que ce soit, la liberté de lacirculation. Cette occasiou rap-