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Tome troisième.
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dant le cours de l’année , l’osierimprimerait des sillons dansleur substance,qui nuiraient jus-qu’à un certain poinl à l’asceu-sion de la sève vers le bourgeonsupérieur pendant le jour, et àla descente de cette même sèvedes branches aux racines pen-dant la nuit. Cependant, si l’onvoyait que les bourgeons supé-rieurs poussassent trop vigou-reusementaux dépens des bour-geons inférieurs , il faudraitalors serrer la ligature ; la sèvese porterait moins rapidementvers les extrémités, et les bran-ches inférieures se fortifie-raient.

Il est essentiel d’observer que,pour se former ainsi des haieséconomiques , il faut toujours>1 auter ensemble des arbres dea même espèce, et tous grefféssur franc, surcoignasierou surparadis ; car ces arbres, poussanten bois les uns plus, les autresmoins, ceux qui poussent leplus en bois détruisent les autrès. Ce que nous disons dugenre du pied de l’arbre, doitaussi s’entendre également del’espèce du fruit. Par exem-ple , le poirier rousselet , lepoirier beurré blanc ou doyen-né, donnent peu de bois ; le vir-gouleux , au contraire, en four-nit davantage : ainsi, une haieformée avec ces arbres , le der-nier viendrait à bout de ruinerles premiers.

L'expérience apprend que lemieux est de planter des arbresgreffés sur franc. On doit pré-férer les fruits d’hiver, qui sevendent plus chèrement quele* fruits d’été. Cette greffe f

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par approche, ainsi multipliée,fait tourner bien plus prompte-ment à fruit ces arbres grefféssur franc, et ils subsistent beau-coup plus long-temps que lesautres.

Ces haies sont peu dispen-dieuses ; des femmes, des en-fans, peuvent donner les soinsqu’elles exigent; c’est plutôtun ouvrage de patience que pé-nible. Une haie en buisson neproduit aucun fruit ; nos haieséconomiques procurent une ré-colte abondante, avec l’avan-tage de clore exactement. Tantqu’un arbre à fruit ne donnaa ne du bois , il produit peu defruits ; cet arbre ne se charge enbois que parce que les canauxde la sève sont droits; mais re-courbez les branches, donnez-Ieur une direction horizontale,la partie de la sève qui se con-sommait inutilement en bo s ,se convertira en fruits.

Les fruits qui viennent surces haies fruitières, ont un sucraffiné; car l’arbre se trouvantainsi greffé quinze ou vingt foissur lui-même, les sucs s’éla-borent, se perfectionnent à undegré supérieur, puisque l’onobserve que de simples sauva*geons, greffés sur des sauva-geons, sont susceptibles d’ac-quérir une certaine perfection.

' Pendant les trois ou quatrepremières années , ces haiesfruitières demandent à êtretaillées avec la serpette ; maislorsque toute la masse a acqnisune certaine consistance , oupeut les tailler avec le croissant.

HALE. C’est le nom qu’ondonne à la qualité de l’atiuos-