dp son ressort en est d’autantaffaiblie, l’équilibre est rompu ,et l'adhérence des deux hémis-phères est proportionnelle à ladifférence qu il v a entre ladensité de l'air qui presse exté-rieurement ,etcel!e de l’air quirésiste en-dedans; de sorte quesi celui-ci pouvait être réduit àzéro , il faudrait employer pourséparer ces deux pièces un effortun peu plus grand que le poidsd’une colonne entière de l’at-mosphère, dont la base seraitdu diamètre de ces hémisphères,supposé de six pouces; ce quiserait plus de quatre cents liv. ,en supposaitt seulement, suivantl’évaluation commune, qu’unecolonne de l’atmosphère faitune pression de douze livres surun espace circulaire d’un poucede diamètre.
Lorsqu'on place la boule vui-de sous un récipient qui liii ôtetoute communication avec l’at-mosphère , ce n’est plus,à la vé-rité , le poids de cet atmos-phère qui retient les deuxhémisphères l’un contre l’autre;mais c’est la réaction d’unemassé d’air comprimé précé-demment par cç poids, et quiest capab'e des mêmes effets.C’est pourquoi ces deux pièces11e se séparent facilement quequand on a détendu le ressort del’air environnant, en diminuantsa densité par plusieurs coups depiston , jusqu’à ce qu’il soit uu-lant raréfié que celui qui restedans la boule, et que l’équi-libre se rétablisse. Si l’air enrentrant dans le récipient trouveles deux hémisphères rejoints ,et qu’il 11e puisse pas s’y intro-
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duire et s’y étendre commçdans le reste du vaisseau, il lespresse de nouveau l'un contrel’autre,par la inêmeraison qu’ilsavaient été d’abord attachés, etavec autant de force, s’il y a lamême différence entre les deuxairs, celui du dehors et celuidu dedans.^Voyez Coll. Acad.,part, franç ., t. XI , p. 147 )•
Sans machine pneumatique,il est possible de faire à-peu-près la même expérience : faitesfaire une petite cloche de cuivred’environ trois à quatre poucesde hauteur et de diamètre, etsurmontée d’un anneau. Ayezen outre un cercle de bois tfunpouce d’épaisseur et de cinq àsix pouces de diamètre, qui soitcouvert en-dessus d’un doublemorceau de peau de mouton,cloué sur les côtés du cercle ;que ce cprc.le ait en-dessous uncrochet de fer. Lorsque vous au-rez fait chauffer cette cloche,ou que vous aurez brûlé unmorceau de papier dans son in-térieur, si vous l'appliquez sur-le-champ du côté (te son ouver-ture sur cette peau de moutonque vous aurez mouillée aupa-ravant , vous pourrez, aussi-tôtque cette cloche sera refroidie,soulever un poids assez consi-dérable attaché au crochet quise trouve sous ce cercle.
Cet effet extraordinaire pro-vient de ce que la chaleur abeaucoupdilaté,et conséquem-ment diminué le volume d’aircontenu dans la cloche ; et que11e pouvant y en entrer de nou-veau, le peu qu’il en est restén’a pas assez de force et de res-sort pour faire équilibre avec