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mail. En 1755, le sieur Dupont, | conséquent les minutes s’yhorloger, et le sieur Julien , | voient très - distinctement. Sipeintre en émail, en présente- cette horloge n’est que pour unevent, à l’Académie des sciences, demi-heure , lorsque tout lequi imitaient parfaitement les ; sable qui doit passer dans la de-
' mi-heure est descendu dans letuyau, on retourne la machine ,et le sable en se vuidant dutuyau dans la fiole, marque demême, par sa descente, les hau*teurs qui conviennent aux mi-nutes et à leurs parties. Pourse servir commodément de cettemachine, il faut l’appliquer surun morceau de bois; en sorte quela moitié de la fiole et la moitiédu tuyau, soient enchâssées dansl’épaisseur du bois L’on attachedeux cordons aux deux extré-mités du morceau de bois, pourla pouvoir retourner aisémentétant toujours suspendue en l’airou contre quelque chose. Onmarquelesdivisions des minutesd’un côté du tuyau pour la des-cente du sable iorsqu’il se rem-plit , et de même on en marquad’autres de l’autre côté pour ladescente du sable lorsqu’il sevuide. La méthode pour faireces divisions, consiste à faireusage d’uu pendule en cettesorte :
Prenez une balle de mous-quet bien ronde 5 mesurez-enle diamètre le mieux que vouspourrez ; faites une petite règlede bois de9 pouces deux lignesun septième ; retranchez decette réglé la moitié du dia-mètre mesuré de la balle deplomb, afin de l’avoir de lalongueur du reste, tel que se-rait 8 pouces 10 lignes un deu-xième ; prenez un fil délié desoie platte, ou à son défaut, ds
B,
cadrans d’émail, et qui avaientl’avantage d'être d’une construc-tion plus facile et moins chère.Ceux de M. Dupont étaient deglace peinte , ceux de M. Ju-lien de carton préparé. ( VoyezCollection, Academique. , par-tie. française , tome XI, page
488 ).
§ II. Horloges à sable pour lesvoyages de mer, ou sabliers.
Il faut une grande précisiondans la mesure du temps pourles observations astronomiques.Les horloges à pendules y sonttrès-propres; mais dans les voya-ges de long cours, et principale-ment lorsqu’on approche destropiques , ces sortes d’horlogesse rouillent si fort en peu detemps, qu’il est impossible des’en servir. M. Delaliire a ima-iné de faire usage d’horlogese sable telles que celles dont ouse sert ordinairement, à l’excep-tion qu’au lieu de l’une des fiolesgui composent ces horloges, ilfaudrait ÿ appliquer un tuyaude Verre de vingt pouces envi-ron de longueur, et d'une ligneet demie à-peu-près d’ouverture ; ce tuyau sert de secondefiole ; en sorte que lorsque lesable descend de la fiole dansle tuyau, on le voit s’accumulerpeu-à-peu, et si distinctement,que l’on peut observer à quellehauteur il se trouve au moinsde cinq en cinq secondes, et parTome III,