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lions, retirer de ces huiles unehuile volatile et essentielle. Leshuiles essentielles contiennentce que les plantesont d’odorant;mais celte huile n’est pas indif-féremment répandue dans toutesles parties de la plante.
Cellesqui fournissentdes bau-mes et des résines, que l’on peutregarder comme une huile es-sentielle épaissie par l’évapora-tion de la sève et à l’aide de quel-qu’acide, en donuent, dans quel-que partie de la plante qu’on lacherche; mais il ne faut pascroire que toutes les larmesépaissies que l’on trouve sur lesarbres soient résineuses; il y ena qui, quoiqu’odorautes commela mirrhe,ne sont qu’une gommerésine; d’autres ne sont que dela gomme.
Le principe odorant résidedans desvessiculesparticulières.Il est très-important, pour nepas perdre son temps, de con-naître dans quelle partie de laplante elles se trouvent, et sielles sont assez abondantes pourque l'on puisse chercher à enextraire l'huile qu’elles con-tiennent , d’autant plus que plu-sieurs plantes, odorantes d’ail-leurs, n’en fournissent point dutout ; telles sont la violette, lejasmin, la tubéreuse, la jon-quille, la giroflée, dont l’huileessentielle , qui réside seule-ment dans les pétales, est entrop petite quantité et tropexaltée; on n’en tire tout auplus qu’une eau odorante, quiencore perd bientôt sa qualité.Lesfleursde tilleul, demuguet,de lys, d’œillet, sont encoredans le même cas.
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Les fleurs des fruits à noyauou à pépins amers donnent aussipeu d’huile, mais assez d’eauodorante, avec cette particula-rité, qu’au lieu de l’odeurdouc®de la fleur, elle prend, après ladistillation, l’odeur d’amandesamères , ce qui vient.de ce quec’est l’embnon du fruit quicontient le plus d’huile essen-tielle ; cependant les jeunesfeuilles de pécher ont aussi lamême odeur.
Dans les fleurs radiées, les ves-sicules odorantes ne résident nidans les fleurons, ni dans lesdemi-fleurons, mais dans le ca-lice; ainsi il faut faire usage deces fleurs avant qu’elles soientépanouies.
La plupart des plantes mollesà fleurs en gueule ont trop peud’odeur pour contenirde l’huileessentielle, ce qui n’empêchepas que l’on en puisse tirer uneeau odorante, comme de la mé-lisse, dont les vessicules sontrépandues dans le corps de laplante, sur-tout si on la ramasseavant qu’elle ait acquis toute sagrandeur, et lorsque ses feuillessont encore rougeâtres : on peutobserver la même chose danstoutes les plantes ligneuses de lamême classe , à la réservequ’elles sont plus aromatiques ,c’est-à-dire qu’elles contien-nent plus de vessicules rési-neuses.
Le jeune plan de sauge estrempli de vessicules odorantes ;sa partie ligneuse n’en contientpoint.Dans cette plante, commedansieromarin, la lavande, etc.lorsqu’on veut employer la fleur,c’est le calice qu’il faut prendre ;