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Tome troisième.
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HUI

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tielles les huiles grasses, en lescohobant et redistill&nt sur dela chaux vive. ( Voyez Collect.Acad ., paît, franç. , toni. V ,

P- 77)- . , ,

On emploie les huiles essen-tielles dans la peinture, dans lesliqueurs de table et de toilette,dans les parfums, dans la méde-cine , etc., ce qui les rend très-i n t éressan tes à connaître. A l’ar-ticle Falsification des huiles es-sentielles , nous avons indiquéles moyens dereconnaître cellesqui sont falsifiées.

On peut extraire soi-mêmeles huiles essentielles ; maiscomme elles reviennent alors àun prix plus haut que si on lesachetait , on peut s’épargnercette peine, d’autant plus qu’onles trouve aisément chez tousles parfumeurs; il faut seule-ment prendre garde de ne pasles acheter trop vieilles ou fal-sifiées. Cependant il y a despersonnes qui par curiosité peu-vent s’amuser à en faire: voicile procédé le plus usité pour re-tirer l’huile essentielle d’un vé-gétal quelconque. On prend laplante dans l’âge de sa plusgrande vigueur, et lorsque sonodeur est la plus forte ; on choi-sit même celles des parties dela plante dont l’odeur est la plusmarquée , d’après ce que nousavons observé ci-dessus. On lesmet dans la cucurbite d’un alam-bic à feu nud ; on ajoute assezd’eau pour que la plante en soitbien baignée, et ne touche pasle fond de la cucurbite. On ajusteun serpentin au bec de l’alam-bic,et l’on donne tout d’tin couple degré de chaleur convenable

Î iour faire entrer l’eau en ébul«ition. L'eau monte dans cettedistillation très-chargéede l’es-prit recteur de la plante, et elleentraîne avec elle toute son.huile essentielle. Une partie decette huile est assez intimé-ment mêlée avec l’eau pour larendre trouble et un peu lai-teuse; le reste de l'huile nageà la surface de l’eau , ou seprécipite au fond selon la pe-santeur spécifique de l’huile.On continue ainsi la distillationjusqu’à ce qu'on s’apperçoiveque l’eau commence à venirclaire, en observant d’en re-mettre de temps en temps danslacucurbite, pour que la planteen soit toujours bien baignée.Ce procédé s’applique en géné-ral à toutes les plantes et auxsubstances aromatiques dont onveut retirer l’huile essentielle;cependant il y a des observa-tions particulières à faire, etque l’expérience indique: parexemple , il y a des huiles fortpesantes, comme l’huile de gi-rofle, de cannelle : il y eu ad’autres qui se figent au moin-dre froid , comme 1 huile d’a-nis Ces huiles veulent être dis-tillées à grand feu , et dans desalambics fort peu élevés. D’au-tres sont vives et pénétrantes ,et contiennent un sel volatil,abondant et âcre, comme l’huilede romarin , de marjolaine :celles-ci demandent à être dis-tillées à une chaleur fort tem-pérée , crainte de leur faire per-dre leur odeur fine et gracieusepar un feu trop vif. L’alambicdoit être plein au moins desdeux bons tiers; car s’il était

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