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Tome troisième.
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H U I

fruit, les vessîcules huileusesétant plus répandues dans cettepeau, comme dans celles quisont plus charnues, telles queles oranges, les citrons, etc.

M. Geoffroy cite un exemplesingulierdusoin qu’il faut pren-dre lorsque l’on veut extraireles principes d'une plante.Lors-qu’on écrase dans la bouche unebaie de genièvre, on lui trouveun goût doux , aromatique , età la fin âcre. On a reconnuque l’âcreté venait de l’écorce,que le suc est une substancemielleuse, et que les vessîculesrépandues dans celte substancelui donnent le goût aromatique.M. Geoffroy a trouvé le moyende les extraire en les laissantsécher, parce qu’a lors elles dur-cissent et se séparent.

La pratique la plus ordinaired'extraire les huiles essentiellesest de les tirer par la distilla-tion avec l’intermède de l’eau,qui , aidée par la chaleur , ra-mollit les vessicules et facilitela sortie de l’huile sans mé-lange.

Pour les fruits tels que lesoranges, où les capsules sont ap-parentes, eu grand nombre etfort remplies, on peut en tirerl’huile par simple expression ,comme ou fait en Italie ; maisces fruits étant rares dans cepays-ci, une façon assez com-mode d’en extraire l'huile es-sentielle , c’est de prendre deces fruits les plus récens ;-on lesfrotte légèrement sur uu painde sucre; on enlève cette cou-che huileuse avec la lame d’uncouteau ; on amasse ainsi unequantité su disante de ce sucre

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imbibé d’huile essentielle, qt«

I ou peut conserver un an ei-tier dans des bouteilles bien ha-chées.

C’est un moyen fort expéii-tif pour faire sur-le-champ lujatafiat d’orange fort agréabb ,en mettant ce sucre chargéd’huile dans de l’eau-de-vie

Les essences s’altèrent pronp-lement; il faut les redistilerpour les rétablir.

M. Geoffroy propose une mi-nière plus propre à extraire esessences, et qui les rend d’uieplus louguedurée sans s'altérer ;c’est de mettre plein imecucir-bite d’écorce de ces fruitsfras,de les y laisser macérer avicde l’esprit-de-vin , et de lesds-tiller ensuite au bain-marè,après quoi ou fait la séparatimau moyeu d’uu sypilon ; . ilreste encore de l’essence daisl’esprit-de-viu , on en fait le ré-part en y ajoutant de l’eau ; l^s-prit-de-vin se mêle à l’eau etabandonne t'hurle. Cesessen.essont plus subtiles et de plus lm-gue durée sans s’altérer.

En général, il faut observerque les huiles essentielles ia-rient en qualité, en quantité etmême en couleur, scion la cil-ture des plantes, les années lè-ches ou humides, et les lieix.

II faut remarquer encore eueces huiles ne répondent pas tou-jours au goût des matières doùon les tire. L’huile d’absin.hta une médiocre amerture, quoi-que la plante en ait une tiès-forte. Le poivre, quoique caus-tique , rend une huile essentiel!*très-douce.

On peut aussi rendre essen-