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IV, p. 499 > 5°4 et 5 og, et l’ou-vrage Intéressant du docteurBarthez , intitulé : Nouvelle mé-canique des mouvemensdeVhom-me et des animaux , impriméen 1798. Quant à nous, nousnous bornerons à rapporter iciquelques récréations qui tien-nent particulièrement à l’indus-trie humaine. 1
N 0 . 1. Funambules ou danseursde corde.
Cet art périlleux.pluseffayantqu’agréable, est très-ancien ; ila été cultivé chez les Grecs, etmême àBome, où l’on a vu jus-qu’à des éléphans funambules.U paraîtque les orientaux et les
f ieuples du midi ont plus quees autres excellé danscegenre ,ui demande au moins autante souplesse , que de force et dehardiesse.
Il nous reste des pierres an-tiques gravées, et une médaillede Caracalla , sur lesquelleson voit différenà exercices dedanseurs. Un des plus communsétait de monter le long d'unecorde plus ou moins inclinée.O11 doit juger par lesmonumenset par ce qu’en ont écrit Car-dan , Wecker, et sur-tout M.Grodeck, allemand , dont l’ou-vrage a été imprimé à Dantzigeu 1702, que les modernes quenous admirons sont loin d’éga-ler la hardiesse des anciens, àqui, à la vérité , il paraît qu’ilarrivait souvent des arcidens,ce qui fut cause que le bon em-pereur Marc-Aurèle , ayant as-sisté une fois à un de ces jeux ,fit mettre des matelas pour re-
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tenir ceux qui tom braient ; ony substitua ensuite des filets;mais le péril faisant, aux yeuxdu peuple, Je mérite de ce spec-tacle, on retrancha les filets etles matelas, pour laisser lesfunambules courir tout le dan-ger auquel ils voulaient s’ex-poser.
On faisait entrer cet exercicedans la gymnastique trop né-gligée parmi nous, et en effet,rien n’est plus propre à donnerde la souplesse à toutes les par-ties du corps, et de l’assuranc®dans la marche.
Ilparaîtqu’un des principauxmoyens dont se servent ceuxqui marchent ou voltigent surla corde tendue, est de tenirtoujours le regard fixé sur undes points de la corde, qui estordinairement l’extrémitéjmaispour garder l’équilibre ils ontbesoin d’avoir , dans les mains ,un balancier ou quelque chosequi y supplée , comme des dra-peaux.Nos bateleurs se serventordinairement d’une perchelongue de 12 a 1 5 pieds, et gar-nie aux deux extrémitées deplomb, ce qui leur sert à êtreplus fortement appuyés sur lacorde, et en cas de besoin à re-prendre l’équilibreenalongeantfa perche d’un côté ou de l’au-tre. On se procurerait le mêmeeffet en tenant dans les mainsdes poids de i 5 à 20 livres.
O11 trouve dans le Journal desSavons , 1672 , p. 221 i re . édit. ,eti 38 de la 2 e ., l’extrait d’unedissertation de M- l’abbé deCamps , sur les funambules;elle contient des chose* tout-à-,fait curieuses.