J E,ü
qu'à faire exécuter des chosessurnaturelles. Nous termine-rons cet article par une réfle-xion de Cardan sur les circons-tances qui concourent à fairetomber un danseur de corde;c’est, dit-il, lorsque la corden’est pas exactement tendue, sile danseur a peur, si son corpset ses membres ne sont pas bienassurés et d’à-plomb, s’il est ex-«édé de fatigue, et s’il ne saitas faire usage à-propos de sesras comme du balancier.
■ 2 . Funambules de bois.
Nous voulons parler ici deses petites figures de bois dont«il voit l’image dans presquetons les livres élémentaires dephysique et demécanique; ellesreprésentent un danseur decorde se tenant sur un pied. Lecorps est traversé par un axe defer que l’on courbe égalementdes deux côtés, et aux extrémi-tés duquel on fixe une balle deplomb de même volume et demême poids, ce qui imite assezbien le balancier des danseursde corde : cette figure poséedroite sur un pivot, reçoit tousles mouvemens qu’on lui donne,et tend toujours à reprendreson équilibre de quelque sensqu’on la fasse mouvoir et tour-ner.
On lit dans la Maeie Univer-selle du R Scliolt, Lib. de Ma-gia Centrobarycâ , que des bala-dins etdescliarlatans amusèrentle public de ceLte manière ; ilsattachaient une corde à une fe-nêtre , et la tendaient à angledtoit jusqu’àtpcre»jiils avaient
J Tj V 3 5g
soin de la fixer. Cela fait, ilsmettaient une figure toute pa-reille à celle ci ; dessus décriteau haut de la corde. Cette figuredescendait par son propre poidssans pencher d'un côté ni del’autre ; mais le pied de la figureau lieu de se tennineren pointecomme dans celles qui se ven-dent aujourd’hui dans les foires,était échancré de ma nièreà pou-voir embrasser la corde dans sarainure.
N". 3. Difflrens tours cFéquilibre.
J’ai vu très-souvent, en Si-cile , dit le R Schott, les jeunesgens et les hommes robustess’essayer dans l’exercice quisuit. Ils prennent une longueperche de dix coudées , grossecomme le bras, au haut de la-quelle est un ample et pesantdrapeau étendu sur nue autreperche plus courte, attachéetransversalement. Pour fairepreuve de leur force, un d’eu-tr’eux , à l’aide de ses camara-des, élève perpendiculairementcelle perche, la porte d’aborddans le paume de la main , lebras tendu, la fait passer surl’autre main, de-là sur son front,sur son menton , sur ses dents,ayant grand soin d’avancer oude reculer suivant l’inclinaisonque donnent à la perche ou sonpropre poids, ou les mouvemensque fait celui qui la porte. Cetexercice dure jusqu’à ce quel’équilibre étant rompu, la per-che tombe d’elle-même. Celuiqui soutientcet exercice le pluslong-temps, passa pour être leplus robuste.