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Ce que rapporte le P. Schotts’est nombre de fois présenté icià nos regards. Tout le monde avu à Paris des bateleurs porteren équilibre des échelles sur-chargées de différens meublespar le haut, même de grandesroues de carrosse, et faire d’au-tres tours d’équlibre de cetteespèce.
S’il faut delà force pour exé-cuter ces tours avec des corpspesans, il faut bien de l’adressepourfaire cesmêmes tours avecdes corps qui n’ont pas un grandîolds, tels qu’une longue pail-e, etc. Il doit être, par exem-ple, assez difficile , si la choseest possible, de faire tournerune boule de bois sur la pointed’un couteau ou d’un carreletqu’on tient à la main gauche,en donnant de la main droite àla boule une forte impulsion cir-culaire. Les deux tours qui sui-vent paraissent bien plus prati-cables.
Le premier consiste à fixer«t faire entrer la pointe de deuxcouteaux au havit d’une baguet-te, de manière qu’ils soient enopposition l’un à l’autre ; quele bout de leurs manches, éga-lement distans de la baguette ,forment avec elle deux angleségaux. Il faut encore observerque les deux couteaux pèsent ,à peu de chose près, autant l’unque l’antre, parce que la petitedifférence du poids pourra secorriger par l’ouverture respec-tive des angles. On pose ce petitappareil sur l’ongle ou toute au-tre surface polie, et en lui don-nant une légère impulsion, iltournera en rondsanstoinber.
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Le second consiste à prendre',trois couteaux et à faire entrerd’équerre la pointe d’un couteaudans le manche de l’autre, ensorte que celui du milieu, dontle tranchant sera en-dessus etet le dos en-dessous, porte lesdeux an très suspendus à ses deuxextrémités. On fait poserle cou-teau du milieu sur la pointe jd’une petite verge de fer, de|manière qu’il y ait équilibre etque les deux autrescouteaux re-présentent les deux plateauxd’une balance. Le souflle seul 1suffira pour mettre en inouve-jment et faire tourner les trois:couteaux.
Il n’est peut-être pas de tourd’équilibre plus surprenant etqui prèle plus ,à la réflexion ,que celui-ci. line faut ni adresse|ni intelligence pour le faire , etl’homme le plus gauche réussit!comme le plus adroit. On pose:une paire de pincettes sur uneclef, de manière que la partiede la clef qui entre dans la ser-irure, la retienne comme uncro-|cliet, et tout an bord de la che-jminée on pose l’anneau de laclef, qui n’y louche que par un!seul point : c’est par ce seul pointde contact que la pincette et laclef restent eu équilibre sur lebord de la cheminée. On peutvarier ce lour, soit en faisantentrer la pointe d’un couteau ai»haut du manche d’une cuillerde bois dont l’autre extrémitéreposerait sur une table , soit enattachant un pot à anse à la la-me d’un couteau dont le man-che reposerait aussi sur la table.Mais il ne faut pas croire auxmerveilles de ce genre débitées
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