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Tome troisième.
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à Strasbourg , cirée du côté dela main, et frottée avec du tri-poli ou de la craie par l’endroitqui touche le verre, produit en-core un bon effet.

La main ainsi garnie, onfrotte le tube fortement et long-temps, et on le présente très-promptement à une petite dis-tance du visage; alors on éprou-ve des attouchemens sembla-bles à ceux des fils d’araignée

? [ue l’on rencontre flottans err’air.

Si l’on fait glisser sa main ,selon la longueur du tube etfort près de lui sans le toucher,on entend un pétillement assezsemblable au bruit que fait unpeigne fin, sur les dents duquelon traîne le bout du doigt; ceseffets sont les mêmes que ceuxque va nous présenter la ma-cnine ; mais dans l’expérienceprécédente, ils sont à peinesensibles.

K». 2. Expériences que l'on peutJdire avec la machine électri-que seule , ou en y adaptantquelques instrumens.

I". Expérience.

Aigrettes électriques.

Pour mettre la machine élec-trique en état de bien produireses effets, si le temps n’est pasau froid, ni l'air aussi sec qu’onle desire, il faut approcher lecylindre avec son support au-près du feu pour le faire biensféclier, frotter le plateau avecdes linges chauds, en appro-cher même, si l’on veut, un

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réchaud allumé, mettre sur lescoussinets de la poudre grise,espèce d’amalgame que l’on faitavec du mercure et de l’étain ,auquel on ajoute un peu decraie.

La machine ainsi préparée,lorsqu’on tourne le plateau avecrapidité, il devient électrique;mais sur-tout le cylindre decuivre, qui s’imbibe en quel-que sorte, si l’on peut s’expri-mer ainsi, de la matière élec-trique.

La répulsion étant le seulmoyen sûr et général dont onpuisse se servir pour mesurer laforce électrique, on a imaginéplusieurs machines pour me-surer le degré de force électri-que. ( Voyez au. mot Electro-mètre pour l ’Electricité artifi-cielle. )

La machine électrique pré-parée , ainsi que nous venons dele dire, si on approche alors lamain du cy liudrë , et qu’on con-tinue toujours de tourner, onéprouve sur la peau une légèreimpression semblable à celleque pourrait faire de la laineou du coton bien cardé.

Si on fait l’expérience dansl'obscurité, et qu’on approchele doigt, on apperçoit une ai-grette lumineuse; en continuantd’approcher le doigt plus près,on voit une étincelle très-bril-lante, et l’on éprouve une lé-gère piquure accompagnée de

f rétillement; et en approchante visage de cinq ou six poucesde distance , on sent une odeurqu’on peut comparer à celle duphosphore d’unne.Vinkler pré-tend que les étincelles qe s’o-