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Tome troisième.
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lancent jamais avec plus de for-ce, que lorsqu’on frotte avecdu phosphore les endroits d’oùelles partent. La lumière que lephosphore répand en se dissi-pant, augmente, dit-il, cellede la matière électrique, et ilassure en avoir fait naître parce procédé, qui avaient jusqu’àsix à sept pouces de longueur.M. Sigaud de la Fond dit ce-

J tendant que cette expérienceui a toujours assez mal réussi.

Les aigrettes représentent as-sez bien des cônes de lumière,formés de plusieurs rayons di-Vergens qui tiennent par lapoin te d u cône à l’extrémité ducylindre ou conducteur où ilscommencent à paraître; c’estprincipalement sur les pointessaillantes que se font remarquerles aigrettes. Lorsque les ai-rettes se manifestent trop fai-lement, et qu’on veut les ren-dre plus sensides et plus belles,il suffit d’approcher un corpssusceptible de s’électriser parcommunication; la paume dela main, le bout du doigt, Pan-neau d’une clef, suffisent pouraugmenter prodigieusement unécoulement électrique.

Il est bon d’observer que leconducteur, ou tel corps qu’onélectrise, ne peut s’imbiber dematière électrique que jusqu’àun certain point : lorsque la ma-tière électrique qu'il contientest trop abondante, on la voits’échapper d’elle-même en for-me d’aigrettes, former des étin-celles accompagnées de bruit,sans qu’il soit nécessaire d’y ap-procher aucun corps électrisa-ble par communication.

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La matière électrique qui s’é-lance sous la forme d’aigrette,n’est pas d’une nature différentede celle que nous voyons écla-ter sous la forme d’étincellesvives et piquantes; et si l’effetdes premières n’est pas aussifrappant, lorsqu’on en appro-che le doigt, et qu’on s'exposeà leur contact, cela vient de ceque les parties de la matièreélectrique sont trop écartées lesunes des autres, et éprouventtrop de résistance de la part del’air qu’elles sont obligées detraverser, pour frapper vigou-reusement les corps étrangersqu'elles rencontrent à une cer-taine distance du corps élec-trisé.

Eu effet, on observe qu’enapprochant le doigt beaucoup

f ilus près de l’endroit d’où s’é-ance une aigrette, elle se chan-ge alors en un petit cylindrelumineux qui éclate contre ledoigt, et qui le frappe de lamême manière qu’une étincellequi part d’un conducteur char-gé d’électricité.

La machine de Van Marum,dont nous donnons la descrip-tion au mot Machine électrique ,est d’une telle force, que l’étin-celle sortant du premier con-ducteur, atteint une boule demétal non isolée, à la distancede 24 pouces. La longueur decette étincelle a permis d’enobserver la forme, qui n’estpas exactement semblable àune ligne rompue à angles sail-laus et rentrans , mais ressem-ble plutôt à un rameau tor-tueux , des inflexions duquel ilsort de petites brandies colla-4