/
393 JEU
mille autres, et se dispersera surfrn grand espace dès que la fon-taine sera électrisée : alors enappliquanlsimplement un doigtsur le conducteur, le retirantensuite, on peut à volonté fairecouler un seul jet ou plusieurs,qui dans l’obscurité paraîtronttout lumineux.
XVII e . Expérience.
Bougie allumée, par l'étincelleélectrique.
L’étincelle électrique a lairopriété de pouvoirenflammeresvapeursde nature inflamma-l>le : si l’on vient d’éteindre unebougie, et qu’elle fume encore,en l’approchant du conducteur,de manière qu’on puisse en tirerune étincelle à travers la fuméequi doit être dirigée entre leconducteur et le doigt, cetteétincelle allumera la mèche.
XVIII e - Expérience.
Aurore boréale électrique.
Une des plus belles expé-riencesqu’on puisse faire parlemoyen de la lumière électri-que , est Yaurore boréale de M.Canton.
On prend un grand tube deverre, de 5 pieds de longueur;on y fait le vuide avec la ma-chine pneumatique ; on le scelleensuite hermétiquement, afinqu’il soit toujours en état deservir. Tenez ce tube à votremain par un bout,et appliquezl’autre au conducteur; sur-le-champ le tube sera illuminé
JEU
d'un bout à l'autre; et quandon l’aura ôté du conducteur, ilcontinuera d’être lumineux sansinterruption pendant un tempsconsidérable, souvent plus d’unquart-d’heure. Si après cela on.le frotte avec la main dans unsens ou dans l’autre , la lumière isera extrêmement vive et sans'la moindre interruption, même .dans toute sa longeur. Après;cette opération, qui le déchargeen grande partie, il jette encore-des éclats par intervalle, quoi- jqu’il ne soit tenu que par unbout, et tout-à-fait tranquille.Mais si alors on l’empoigne avec*l'autre main dans quelque par-tie de sa longueur, il ne man-quera guère d’élancer d’une ex-trémité à l’autre de vifs éclatsde lumière , et cela continuerapendant 24heures, et peut-être,plus long-temps , sans unü nou-velle électrisation.
Des tubes de verre, minces etlongs, vuidés d’air et courbésd’une manière irrégulière, etsous toutes sortes d’angles, étantconvenablement électrisésdans 1l’obscurité, donneront l’appa-rence de très-beaux éclairs.
Ne pourrait-on passe servird’un pareil tube pour s’éclairerla nuit, sans le secours d’unelampe, lorsqu’on le jugerait à.propos , et sans danger pour lefeu? Mais ces tubes sont coû-teux , à cause de leurs dimen-sions , et embarrassans, tant parleur longueur que par les pré-paratifs qu’il convient de leurdonner avec une machine élec-trique. A la fin de l’année 1-79,le sieur Mossy, connu par sesiustruureus de physique enverre,