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s'opère la pression , donne auxouvriers la facilité de modérerle foulage, et de porter la cou-leur de l’impression au tonqu’il convient, sans se gêner ,mais sur-tout d’imprimer d’unseul coup les grands formats.Avec ces moyens, les ouvriersde M. Pierres ont tiré , dans unjour, jusqu'à i 5 oo exemplairesdu placard uom-de-jésus , sansavoir envisagé cette tâchecomme l'effet d’un travailforcé ;
2°. La platine est attachée àune boule de fer qui roule dansune boîte par un mouvementde genou ; au moyen de cettesuspension la platine peut pren-dre toutes sortes de positions ,et c’est toujours le plan de lasurface du tympan qui la ra-mène au parallélisme , et quifait qu’elle presse également surtous les poiuls de ia forme. Lajustesse et la célérité dans lesmouvemens des pièces, et dansles changemensde la forme ontété remarqués par les commis-saires de l’Académie .
5 °. Dans les presses ordinaires,la charnière du tympan , quel-que bien ajustée qu’elle soit aucoffre, prend, en peu de temps,assez de jeu pour que ce défautde justesse influe sur le registre.M. Pierres remédie à cet in-convénient, en pratiquant auxextrémités du tympan des trousconiques qui reçoivent une visen pointe de même forme, cettevis peut, en tournant, serrerautant qu’il convient, le tympanavec les attaches du coffre, etprévenir ainsi le moindre dé-placement du registre. Avec ce
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moyen on obtient une retirationbien exacte , et même 011 peuttirer plusieurs fois J a mêmefeuillesans doubler, et déplierchaque fois le tympan et la fris-quette.
M. Hauy, célèbre par ses pro-fondes connaissances, et par satendre humanité pour les aveu-gles nés, a imaginé, en 1786,une presse à l’aide de laquelleils peuvent imprimer les carac-tères, sans couleur à la vérité ,niais avec relief. Cette presseest formée d’une table sur la-quelle est un marbre légèrementincliné; les deux extrémités duchâssis de ce marbre portenten contre-haut deux crochetsdestinés à recevoir et à arrêterun cylindre de fer qui doit laparcourir. Pour opérer on posesur le marbre l’assemblage decaractères, connu sous le nomde page. On pose la feuille depapier humide ; on abat le châs-sis élastique nommé tympan , eten soulevant, avec un levier, lebout du marbre le plus bas,011 force le cylindre à roulersuccessivement sur toutes lesligues , et à fouler et enfoncerle papier dans tous les inter-valles. ( Voyez-en la descriptionet la figure dans le Journal Po-litype , t II, p. 38 ).
On lit dans le Magazin En-cyclopédique , an 5 , tom. III ,p. 5 /jO , qu’un citoyen de Har-sort, ville de l’Amérique Sep-tentrionale , nommé ApollusKinslei, a inventé une pressed’impriinetiedes plus ingénieu-ses. Au moyen de cetta machi-ne, l’encre est portée sur la for-me , ef le papier est étendu avec