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mémoire ( Vo v. Coll. Acad. ,part, franç. , t. V,p. 45 i ; t. VI,p. 545 , 55 o ).
§ II. Procède simple pour éleverdes digues qui empêchent lamer d'inonder les terres voisi-nes des cèles, et garantir du dé-bordement des fleuves cellesqui y sont exposées.
Les fleuvescouvrentpar leursinondations, et la mer dans sesmarées, de très-grands espacesde terre,qu’ilserait quelquefoispossible de reconquérir, commeon l’a fait en Angleterre où l’onvoit des provinces dans lesquel-les 011 a dérobé plusieurs mil-lions d’acres de terre aux inon-dations; c’est ainsi que la Hol-lande a conservé son terrein, ets’est «même considérablementétendue vers le nord. La con-quête de ces terres est d’autantplus avantageuse, qu’engrais-sées par un long repos , et parle limon des inondations, ellespeuvent devenir extrêmementriches.
Lorsqu’on veut empêcher lesmarées de s’étendre sur des ter-res, ou creuse un foæé de dixou douze pieds de large, surdeux ou trois, ou davantage deprofondeur , selon la hauteurqu’on croit devoir donner à ladigue. Si la terre se trouvaitcouverte de gazon, il faudraitl’enlever par mottes , et les ré-server pour l’usage que nous in-diquerons plus bas.
Tout le reste delà terre doitêtre jeté du côté qui regarde lamer, à trois pieds ou à deux aumoins de la tranchée qu’on a
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ouverte La hauteur delà diguequ’011 se propose d’élever seramesnréesurcelledesplus hautesmarées.
Quand la digue a l’élévationconvenable , on applatit bien lasurface su périeure, qu’on main-tient de niveau dans la largeurde deux pieds ; au-delà de cette,étendue de deux pieds, on la,"fait aller en talus vers la mer : 'il faut que ce talus ait la lon-gueur de quinze à dix-huitpieds , et que son inclinaison-soit de cinq : le côté opposé aurivage doit être perpendiculaire.C’est lorsque ce banc factice esten cet état que l’on fait usagedes mottes de terre qu’ou amises à part au commencementlorsqu’on ouvrait lefossé. O11 lesplace à l’extrémité inférieuredu talus, afin qu’elles dimi-nuent l’effet des vagues qui, sanscette précau lion, entraîneraientles tçrrçs nouvellement rappor-tées qui forment la digue.Si l’onmanquait de mottes de gazon ,il j a un autre procédé , qui estmême plus avantageux que lesgazons qui quelquefois peuventse détacher , c’est d’ameublirla surface dubanc nouvellementfait, d’y passer le rateau avecsoin , et de l’ensemencer degraines de, foin. Cette grainepousse si vile, qu’en moins dedeux mois l’herbe est en étatd’être fauchée ; et alors la diguedevient le meilleur rempartqu'on puisse opposer aux eaux ,et préférable aux murs de pier-res bâtis à chaux et à ciment,auxquels quelques personnesont eu recours, non sans de très-! grandes dépenses; les glacis de