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Tome troisième.
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terre ne s’opposant à la masseet à l’effort des ondes qui, in-sensiblement , en sont moinschoquées.

Si l’on est obligé d’élever ladigue sur le rivage, même oùl’eau ne remonte que du sable ,il faut alors qu’elle ait plus delargeur et le glacis plus d’éten-due. Au lieu de foin, qui n’ypourrait peut-être pas venir ,il faut y jeter de la graine deplantes marines. On aura soinde mêler parmi le sable de lapaille, des branches d’arbre,et d’y enfoncer des pieux, afinde donner de la consistance àcette masse. ( Voyez Bord desrivières ).

Les Hollandais garnissentleurs dunes d’une espèce de ro-seau qui croît dans le sable aubord de la mer, c’est le roseauà calice , portant une seulefleur à feuilles repliées , pi-quantes , Arurido arenaria. LesHollandais le transplantentaprès l’avoir coupé à demi-piedau-dessus de la racine, et leplacent dans les dunes afin quele vent n’emporte pas le sable ,et qu’il puisse y croître des her-bes. Par ce moyen on s’opposeà ce que le sable ne soit trans-porté sur des terreins utiles,comme cela arrive trop souventsur les bords de la mer.

Les Hollandais font cetteplantation au printemps et enautomne; on met en terre dela paille pour abriter le plantdes vents les plus dangereux;on place les lits ou rangées depaille à trois pieds de distance:c’est entre ces rangs qu’on planteles pieds de roseau , ou de bled

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piquant, Elymus arenarius. (V.Coll. Acad., part. étr ., tom. XI ,p. 54 i et 4>y )

Voyez dans le Journal Ency-clopédique , i er . avril 1770,1amanière dontles habitansdesen-virons de Genève s’opposent aucours des rivières impétueuses,pour la conservation des héri-tages qui sont situés sur leursbords.

Le fossé qu’on ouvre prochela digue est doublement utile;premièrement il fournitla terreaveclaquelleon forme la digue ;secondement il sert de réservoirpour les eaux de pluie qui pour-raient s’arrêter dans l’intérieurdes terres; on dirige différensruisseaux pour les arroser : ilfaut faire régner ce fossé le longde la digue, et disposer à souextrémité , du côté inférieur desa pente,une éclusequ’on puisselever pour l’écoulement deseaux dans le temps du reflux ,et qui reste ferme lorsque lamer monte.

On sent bien que ces sortesd’ouvrages requièrent la plusgrande diligence dans l’exécu-tion , de peur d'être interrom-pus par les tempêtes. Il arrivaquelquefois qu’au milieu destravaux , et bien avant que ladigue soit achevée, les eaux de-viennent si fortes , que l’on pré-voit qu’elles renverseront toutce qui est fait. Il faut, dans cecas, être assez prompt pour éten-dre des voiles ou autres toilessur les endroits que le dangermenace, les eaux glisseront des-sus , et n’endommageront pasl’ouvrage.

I Voyez encore le mot Rivières