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Tome troisième.
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d'an usage bien singulier, e.ldont nous parlons ici plutôt àeati.se de la singularité de soninvention , cfue pour son utilité ;car heureusement la médecinea des moyensj)lus naturels pourdébarrasser l’estomac des sucsindigestes.

Cet instrument, qui était del’invention d’un Anglais , etpour lequel il avait obtenu unprivilège exclusif, était unetrès-petite verge de baleine, dedeux ou trois pieds de long, aubout de laquelle il y avait unepetite boule couverte d’une lé-gère étoffe de soie. On enfonçaitpar l’oesophage, jusque dans l’es-tomac, la verge année de sa bou-le,et par plusieurs froltemens ,tours et détours, on attirait de-hors toutes leshumeurs visqueu-ses, aigres, amères quis’y trou-vaient. 11 fallait avoir un gosierplébéien pour se prêter à cetteépreuve. Nos Apicius modernespréfèrent des moyens plus douxpour braver la satiété. Cepen-dant on a vu quelques malheu-reux, en Allemagne , faire usageen public de cet instrument, oud'un à-peu-près semblable, pourgagner leur vie.

L’inslru nient que nous venonsde décrire est un peu différentde celui dont on voit la gravuredans le 5 e . volume des planchesde [’Encyclopédie , art. Chirur-gie, pl. 28, fig. 2, où il est in-diqué sous le nom de balai del'estomac. C’est un petit faisceaude soies de cochon, molles etsouples, attachées à une tige defil ce fer ou de iaiton flexible.

Jl parait, au reste, que cetteinvention n’est pas très-récente.

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Le Journal des Savons, 1711 ,p. ?44 de la i re . édit , et p. 470de la 2'., fait mention d’unmoine Moscovite qui apportadans la même année, à Berlin ,une machine avec laquelle ilprétendait qu’on pouvait né-toyer l’estomac. ■INVENTIONS NOUVEL-LES. Rien n’est plus propre àcaractériser une nation que letableau de son industrie. L'objetde ses recherches et de ses dé-couvertes n’est pas un des pointsles moins intéressans de son his-toire. Les combats, les victoi-res, les révolutions d’un em-pire, offrent à l’imagination duphilosophe l’idée d’un corpsmalade agité par des crises vio-lentes, dont il ne se relève ja-mais qu’aux dépens de ses forces,et de sa vigueur. Est-ce au mi--lieu du désordre et des troublesque l’homme se montre tel qu ? ilest ? Le tumulte des armes, l’es-prit de conquête, le désir devaincre, la crainte d’être vain-cu, lasoifdu carnage, sont pourun’étatdes fievres chaudes quijettent ses membres dans uneagitatiou vive et surnaturelle;ce n’est donc pas dans cet ins-tant de délire , qui tient de laférocité, qu’on peut prendre l’i-dée d’un peuple, de ses mœurs ,de son caractère, de son génie ,de ses goûts, de ses ressourcesindustrieuses. Le théâtre desguerres et des batailles ne futjamais l’asyle de l’étude et dola réflexion : aussi voit-on rare-ment dans l’histoire, que lesbelles découvertes , qui fonthonneur à l’esprit humain, aientété faites chez ud peuple con-2