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quérant ou sans cesse occupé àse défendre : les arts et les scien-ces, doux cnfans du loisir, ai-ment la paix et la solitude. C’estau sein de l’abondance et d’uneheureuse liberté, que l’hom-me, livré à lui-même, éclairépar ses besoins ou guidé par legoût des connaissances, déploietoutes les facultés de son intel-ligence.Dans un état florissant,les efforts de chaque individu,réunis à un centre commun,forment au bout d'un temps unemasse de connaissances utiles ,et augmentent les richesses dela société, qui a un droit incon-testable à toutes les inventionsnouvelles. Car nous ne cesseronsde nous élever contre ces pré-tendus secrets nsVirpés par l’é-goisme, et dérobés à l’humanitépar une basse cupidité. A lanonne heure, que l’auteur d’unedécouverte jouisse du fruit deses travaux j mais il devrait yavoir singulièrement pour lesarts, comme il y avait autrefoisen Egypte pour la médecine ,un dépôt sacré dans lequel ilfût obligé de laisser par écritles détails de son procédé. Cedépôt serait ouvert de temps entemps, et tous les secrets dontles auteurs n’existeraient plus,seraient rendus publics aux dé-
f iens de l’état par la voie de'impression , afin que les en-fans de l’état pussent en profi-ter. De cette publication résul-teraient plusieurs avantages très-réels : d'abord chaque citoyenpourrait puiser dans cette pré-cieuse collection des connais-sances relatives à ses goûts et àses besoins t eu second lieu, la
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postérité, profilant de ces con-naissances acquises, ne tourne-rait ses rerherches que vers desobjets qui restent à connaître.Enfin, ccs fastesde la nation se-raient, à proprement parler ,l’histoire de l’esprit humain.Ses progrès dans les sciences etdans les arts seraient marqué»par des époques fixes et déter-minées, qui seraient regardéescomme ses dilférens âges. Il eûtété sans doute bien à desirerqu’en nous donnant le récit desbatailles, des victoires et desrévolutions politiques, les his-toriens eussent pris le mêmesoin pour nous conserver lesdifférentes inventions dues àl'industrie de nos pères. ITn ta-bleau si intéressant jelerait peut-être aujourd’hui plus de lumièresur les recherches et les travauxdes artistes modernes ; telle dé-couverte qu’on nous donne pournouvelle , n’oserait se montrercomme telle, s’il eût été tenuregistre public des anciennes.Au reste, le projet dont nousparlons réussirait moins par desvoiesdecontrainte et d’autorité,que par la douce inspiration des-sentimens patriotiques et le dé-sintéressement de chaque ci-toyen. Quant à son exécution ,elle doit être entièrement libreet volontaire: ee sera une of-frande faite à l’autel du patrio-tisme.
Il a existé un dépôt qui mi-rait pu remplir l’objet que nousproposons. La plupart des in-ventions nouvelles ont été ap-prouvées par l'Académie , à quion en a confié le détail et lesprocédés ; pourquoi l’Académi »