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Tome troisième.
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vent , et causent par ce mo^enlinomdation des terres riverai-nes , préjudice quon ne peutévite r quen curant tous les ansces rivières vaseuses, avec beau-coup de dépenses et vuidant àblanc ces eaux ; ce qui détruitle poisson , et constitue en pertede temps les moulins construitssur ces petites rivières. Voici leprooédé quindique la Gazetted'agriculture.

Sans être obligé de baisserles eaux , il suffit de couper lestiges de ces plantes au milieuà-peu-près de la hauteur deseaux , avec des faulx ou descroissans vers le temps de la mi-mai , et de réitérer la mêmeopération vers la mi-août. Sitoutesles herbesne périssentpasdans cette première année, ilen restera peu ; on en est quittepour recommencer la secondeannée.

Il y a des espèces de joncs dontla moelle peut servir de mè-ches pour les lampes. (VoyezLampe de nuit ).

IVOIRE. On sait que la ma-nière ordinaire de blanchir li-voire sale, est de lexposer à larosée du mois de mai ; maiscette méthode, qui na pourelle que la simplicité, est su-jette à bien des inconvériierrs.Elle demande un assez longtemps, et quelquefois mêmeplusieurs années de suite, larosée nétant pas tous les ansabondante dans le mois de mai ;de plus, elle 11e pénètre pasexactement dans tous les repliset dans toutes les moulures delivoire : elle nenlève point lejaune de la fumée qui sv est

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incorporée : enfin le soleil quifrappe livoire après uuegranderosée, peut y causer des ger-çures, et augmente infaillible-ment celles qui y sont.

Le procédé que lon indiqueici na point tous ces inconvé-niens' ; il rappelle livoire à sablancheur naturelle, et lopéra-tion ne demande pas plus decinq ou six heures. On prendun petit cuvier proportionné àla grandeur des pièces divoireque lon veut blanchir, au fondduquel doit être un trou quelon bonche avec de la paille ,comme dans les cuviers ordi-naires; on met dans ce cuviernn morceau de pierre à chauxvive, et ensuite environ unquarteron de cendres de bran-devinier; cest lespèce de tar-tre qui se forme au fond desalambics ou chaudières danslesquelles on distille de leau-de-vie; on place ensuite dansce cuvier des bâtons en croix,au-dessus de la pierre à chaux,sur lesquels 011 place les mor-ceaux divoire que lon veutblanchir ; car sils touchaient àla chaux vive, infailliblementelle les ferait lever par écailles.On verse ensuite de leau surla chaux , froide dabord, en-suite tiède, puis enfin bouillan-te; opération quon répète plu-sieurs fois; la vapeur qui sélèvede la chaux lorsquelle séteint,pénètre livoire jusque dans sesplus petits replis, traverse sespores, en détache la crasse laplus enracinée; aussi doit-onavoir grand soin de tenir le cu-vier couvert pour empêcher le*vapeurs de séchappsr. Ou re-