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prend la même eau qui s’estécoulée par le bas du cuvier; otiLa rejette de nouveau sur l’ivoi-xe ; car celte eau de chaux étantalors étiinte, peut baigner 1 i-voire qui, au bout de cinq ousix heures , est disposé à deve-nir de la plus grande blancheur:on prend une terrine pleined’eau fraîche, et une vergelteuu peu rude, avec laquelle onbrosse l’ivoire, en le trempantde temps en temps dans l'eau;alors l’ivoire devient du plusblanc dont il soit susceptible.
M. Hérissant propose, dansles Mémoires de L'Academie ,année 1758, un autre moyenqu’il dit très-propre pour ren-dre aux ouvrages d'ivoire etd’os,jaunis par le temps,leur pre-mière blancheur. 1111e faut pourcelaquelesfrotteravec une bros-se un peu rude, qu’on a soin detremper de temps en temps dansune liqueur composée d’unepartie d’esprit-de-nitre fumant,et de dix parties d’eau commu-ne très-claire; aprèsquoi on laveces ouvrages dans l’eau commu-ne seule , pour enlever l’acidequi, sans cette précaution, agi-rait trop.
Pour cette opération, on en-lève la légère superficie de lamatière crétacée qui a jauni àl’air. (Coll. Acad ., part. J’r ., t.XII, p. 558 .)
Il ne faut pas cirer l’ivoire,mais 011 le polit en le frottantd’abordavec de la poucebroyéeà l’eau, et ensuite avec un mor-ceau de peau de buffle et un peud’huile d’olive et de tripoli enpoudre très-fine. (Ployez, aumot Corne , la manière de colo •
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J rer l’ivoire,et au mot Sculpture ,la manière de le travailler. )
§ I er . Manière de ramollirVivoire et les os.
La dureté de l’ivoire, et lebeau poli dont il est susceplibie,l’ont fait regarder dans tous lestemps connue une marchandiseprécieuse et propre aux ouvra-ges les plus délicats ; mais lafacilité qu’il a de se fendre, lerend difficile à travailler. Il se-rait très-intéressant de décou-vrir un secret qui, remédiant àcet inconvénient, pourrait mul-tiplier l’usage de l’ivoire. M.Hérissant, médecin , semblaitavoir ouvert la voie pour ceprocédé, dans un mémoire luà l’Académie il y a quelquesannées.Ildéveloppe un systèmeparticulier sur les os , à l’appu'iduquel il rapporte diverses ex-périences d'os et même d’ivoireinolléfiés. On peut encore amo-lir l’ivoire par le moyen de lamarmite de Pcpin. ( Voyez cemot. ) Il parait que l’on peutréussir en mettant l’ivoire et lesos tremper dans du vinaigre.AL dePouchy a vu une cuillerd’ivoire oubliée dans du lait ,où elle était devenue souplecomme du cuir,sausdoute parceue le lait avait eu le temps'aigrir , et que son acidaavuitagi sur l’ivoire, l.et objet, quimérite d’être approfondi, pour-rait fournir des procédés utilespour les arts. ( Voyez Collect.Acad.,part.frang.,I. IX, p.88.)
Quoiqu’il en soit, voici unprocédé par lequel 011 prétendrendre l’ivoire aussi maniable