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Tome cinquième.
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quand on a pétri, et quon laissesaigrir pour servir à la pre-mière occasion quon voudraboulanger. On conserve ordi-nairement cette pâte dans lahuche ou pétrin, afin qu'elle nesoit point trop exposée à lairni au soleil, ni à la gelée, quien accéléreraient ou retarde-raient trop la fermentation.

Huit onces de ce levain dechef doiventsuffire pour les per-sonnes qui ne boulangent quetous les quatre ou cinq joursclupain de ménage. Comme il estimpossible que dans cet espacede temps dune cuite à lautre,la pâte que lon a conservée nesoit passée au-delà de ce pointdaigreur qui fait la qualité dubon levain, il est nécessaire dele rafraîchir , cest-à-dire , demêler ce levain avec de nouvel-le pâte, ce qui est la seconde es-

J ièce de levain, quon nommeevain rafraîchi. Cest à cetteopération, la plus essentielle ,quon doit sattacher si lonveut avoir de bon pain ; maiscest précisément ce que lonignore et que lon néglige dansles campagnes , dans ies mai-sons bourgeoises, et dans lesprovinces.

La plupart des gens decam-pagneont la mauvaise habitudede garder une trop grande quan-tité de levain de chef; ce quilssont obligés de faire, nem-ployant point lopération dn ra-fraîchi. Car il faut nécessaire-ment une certaine quantité de

Î iâte aigrie sur une cuitte, pouraire lever toute la pâte. Il vau-drait bien mieux en conservermoias ) et rafraîchir son levain

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tous les jours,ou mieux encoretrois fois en deux jours: on ygagnerait beaucoup plus pourla qualité et pour la quantitédu pain.

Lopération du rafraîchi con-siste à prendre deau tiède lamoitié du poids qua le levainde chef Ainsi, si le levain dechef pèse huit onces, on prendquatre onces deau ; on délaietrès-exactement ce levain dansleau bien tiède : quand tout estdélayé , on y mêle peu - à -peu de la farine, de manière àfaire une bonne pâte; car ilfaut que ce premier rafraîchisoit d'une pâte bien ferme.

Lorsquon rafraîchit son le-vain une seconde , une troi-sième fois , dans lintervalledune cuitte à lautre, on doitobserver trois choses par degrés:i°. que Leau soit moins chaudede moins en moins ; 2°. quil yait plus, soit deau , soit de fa-rine, chaque fois quon rafraî-chit , en sorte que la masse aug-mente de plus en plus; 5 n . quela pâte soit aussi moins dure demoins en moins. On doit fairele rafraîchi de quinze ou dix-huit heures en dix-huit heures.

Toutes sortes deaux, pourvuqu'elles soient bonnes à boire,peuvent servir indifféremmentà la fabrication du pain.( Voy.Journal de Paris , du 6 septembre1780.

La masse du levain qui, com-me lon voit , doit entier dansla fabrication du pain , augmen-te à chaque rafraîchi ; mais ledernier levain , nommé par lesboulangers le levain de lout