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Tome cinquième.
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point t que lon pourrait nommerJe dernier rafraîchi, ne doit sefaire que trois heures avant defairesonpain. Il consiste à ajou-tera la masse une nouvellequan-tité deau et de farine. Cepen-dant ce dernier levain doit êtrefait à pâte plus molle, à eautiède , et de manière quon aitemployé en rafraîchi et en cedernier levain le tiers de sa fa-rine , cest-à-dire que de sixboisseaux de farine il nen resteplus que quatre à mêler à ce le-vain , lorsquon veut faire sa pâ-te. Il y en a même qui font le-ver la moitié de farine , avantdy mettre le surplus pour fairele pain.

_ On voit que toutes ces opéra-tions consistent à se procurer unlevainqui séchauffe et se gonflede plus en plus ; mais quaussi-tôt quil cesse daller en se gon-flant et séchauffant, il està soupoint , et alors il ny a pas unmoment à perdre pour pétrir.La faute que lon fait à la cam-pagne , est de ne point faire derafraîchis, et de ne faire son der-nier levain , ou levain de toutpoint, que la veille du jourlon doit cuire.

La règle générale est que ,pour faire de bon pain , il faut'ménager seslevains, de manièreque depuis le levain de chef jus-quau levain de tout point, ilyait toujours une fermentationentretenue , qui devienne plusdouce à chaque rafraîchi.

Il ne reste plus alors quàmêler les deux tiers ou moitiéde farine qui restent avec ce le-vain , de le bien délayer, afinde 1 incorporer petit à petit avec

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la farine, pour en former la pâtedu pain. Quant à lopération ditétrissage, elle dépend de lha-ileté , de la vivacité et de laforce de celui qui fait le pain.Mais on reconnaît que la pâteest bien travaillée, lorsquelleest uniforme, cest-à-dire égalepar-tout, quelle ne prend pointaux mains : cest alors quelleest bien , lorsque le pêtrisseura les mains nettes en la maniant.Le travail dépend beaucoup dessaisons : quand il fait froid , ilvaut mieux mettre plus de le-vain et battre un peu moins ; enété , cest tout le contraire , ilfaut moins de levain et plus d»travail.

En 1760,M. Solignac, anciennégociant à Louisbourg, a pré-senté à lAcadémie des sciencesune machine à pétrir le pain ,dont on peut voir la descriptiondans la Collection Académique ,partie frcinç. , tom. XII, pag.465.)

Quant à la température quelon doit donner à leau, la maindu boulanger en décide parlhabitude. Mais les observa-teurs , qui veulent avoir un pointfixe de température , naurontquà mettre leau pour pétrir,au printemps et en automne , au5o c . degré au thermomètre deRéaumur,etdanslhiver, un peuplus tiède; mais il ne fautpaslafairebouillir , attendu que leauqui a bouilli, même refroidieensuite , a perdu une partie delair qui lui est nécessaire pourcontribuer à la fabrication duubon pain.

Enfin larticle le plus essen-tiel , cest la proportion de la