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d’orge' pour corriger ce qu’ila de trop astringent. Il est cer-tain qu’on s'est nourri de glands;il y en a même qui sont assezdoux à manger ( voyez, les motsBois et Gland ); mais les an-ciens nommaient glands , non-seulement le fruit du chêne,mais les châtaignes , les faines,même des racines qu'ils appe-laient glandes terra, commetruffes, patates, topinambours,etc. Quoiqu’il en soit, dans lesguerres de Westphalie , ou alait du pain avec de vrai gland.Ce pain, fait au lait, est très-délicat et très-bienfaisant. 11ne faut pas se laisser prévenircontre le gland, par l’âpretéchoquante qu’on lui trouve enle mâchant crtid. La plus légèrepréparation suffit pour lui ôtercel te qualité ; il suffit de le fairegriller ou bouillir pour lui ôter$on écorce et le goût âpre etamer qui déplaît.
L" Encyclopédie , tom. III dusupplément, p. • 23 ’), indiquela manière de faire du pain avec,des châtaignes et avec du gland.
Un particulier de Vienne afait ramasser des glauds fraistels qu’ils tombent de l’arbre,les a fait bouillir , refroidir,sécher an four dans le momentque l’on venait d’en tirer lepain ; et ces glands , après avoirensuite été réduits en parcelles| semblables au grain, ont étémis sons la meule de moulin.Afin de former- la pâte, on apris trois quarts de farine defroment, et un quart de farinede glands qu’on a pétris ensem-ble , suivant la méthode ordi-naire. La même épreuve a étéTome V.
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faite avec de la farine de seigleau lieu de farine de froment.Ces essais ont très-bien réussi.Lorsque le gland estsaiu , frais,et parfaitement mûr, le paiaqui en résulte est nourrissantet savoureux. L’usage de cepain économique a été con-seillé par les médecins,sur-tout;pour les gens de travail; mais ilserait bon de choisir pour ceteffet le fruit d’une espèce dechêne blanc qui a été autrefoiscommun eu France , et qui Vdevient rare ; le gland en estdoux et a vraisemblablementété autrefois d’usage.
On peut aussi préparer, avecla racine d’asphodelle et celled’arum , un pain d’assez bonnequalité. Il y a lieu dé penserque comme ces racines contien-nent un suc très-âcre, il faut,pour les préparer, employer lemême procédé que pour le paidde cassave.
M. Parmentier, apothicaire-major de l’hôtel des Invalides ,a fait les plus belles recherchesdans un mémoire quia rem-porté le prix des arts à l’Acadé-mie de Besançon , sur les végé-taux qui pourraient, en tempsde disette, suppléerà ceux qu’onemploie communément pour lanourriture des animaux , et y aindiqué quelle en devait être làpréparation. Cet excellent mé-moire se trouve dans le JournaliVapiculture , année 1772: de-puis et eu 1781, M. Parmentieradonné un autre ouvrage^inti-1 tu lé Recherches sur les végjtausànourrissons ; cet ouvrage , im-primé à l’imprimerie royale,mérite la plus grande attention