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Tome cinquième.
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ou de craie qui se formera aufond du vaisseau.

§ II. Moyen dempêcher que lepain ne moisisse.

La misère fait que les gensde la campagne se nourrissenttrès-mal; leur pain sur-tout estresquhabituellement détesta-le. Par économie, ils vannentmal leurs çraius, ce qui y laissesubsister des semences qui peu-vent être nuisibles. Faute debois, ils cuisent rarement; cequi les oblige à faire des painstrès-épais ; sils les faisaient pluspetits avec leur levain et leurpâte mal préparée, au bout dequelques jours ces pains se met-traient en miettes. Leurs pains,quoiquavec une croûte très-épaisse, sont peu cuits danslintérieur, au moyen de quoilhumidité quils conservent lesfait fermenter,et bientôt ils moi -sissent, ce qui fournit une nour-riture mal-saine. On assurequen Souabe , pour remédier àcet inconvénient, on mêle àchaque boisseau de bled unepoignée de faisoles quon nom- turques ( nous ignoronsquelle espèce de graines cest),et lon fait moudre le tout en-semble.

§111. Diverse s matières pour fairedu pain.

Dans le Joum. delaBl.,rj?6 yp. 141 , on a proposé cette ques-tion : « Quelle est la perfectionv que les institutions économi-» ques, si multipliées de nos» jours, ont apportée dans la

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» fabrication du pain? et au» défaut du bled, quelle est la» graine ou le légume dont ou» peut se servir avec le plus» davantage pour en tenir» lieu? » .Nous croyons avoirsatisfait à la première partie decette question.

A légard de la seconde, nousobserverons que le besoin, tou-jours industrieux , a imaginédes ressources dans les tempsfâcheux de la disette du bled.Voici des observations tiréesde quelques papiers anglais etautres :

Au nombre des productionspropres à suppléer le bled , ounomme dabord le satyrion , es-pèce dorchis dont la grosse ra-cine, en sortant de la terre , estmolle et glaireuse, mais quis'endurcit en peu de temps, etse conserve en cet étal pendantun grand nombre d'années,sans s'altérer en rien, et sansexiger aucuns soins , premièrequalité bien avantageuse quen'a pas le bled. Cette racine estaisée à moudre, et donne unebelle farine, avec laquelle onfait un pain qui a le goût agréa-ble de la noisette. On assureque ce pain est extrêmementaisé à digérer. On ajoute que lepain de satyrion nourrit et vi-vifie beaucoup plus que celuide froment. ( Voyez Orchis ).

On attribue à nos radis lesmêmes piopriétés et les mêmeseffets.

On prétend que le gland , cefruit si commun et si méprisé,est très-propre à faire un painexcellent , pourvu toutefoisquon y mêle un cinquièmedorga