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terre rempli de quatre pintesd'eau, dans laquelle on met ,lorsqu’elle est chaude, un peude sel avec un quarteron debeurre ou de graisse. Lorsquel’eau est bouillante, on y jetteIn pâle qu’on a eu soin de cou-per en morceaux , les plus pe-tits qu’il a été possible; car plusles morceaux seront petits etminces, plus ils se renfleront :on les laisse cuire ainsi pen-dant une heure ou cinq quartsd’heure, ayant soin de remuer,de peur que la pâte ne s’attacheau fond du vaisseau. Cette sou-pe est , dit-011 , agréable augoût, rassasiante et fort nour-rissante: celte quantité suffirapour nourrir six personnes , lamoitié à dîner , et le reste àsouper. Plus la farine est bonne,sans cependant être trop fine,plus elle augmente de poids etde vol urne.
M. Recolin, pour prouverque les soldats et les pauvres
f pouvaient être nourris à meil-eur compte avec la soupe deDauphiné, qu’avec la poudredeM. Bombe, a fait le calculde ce que peut coûter une deces soupes , propre à nourrirsoixante hommes pendant unjour entier, et il a vu qu’ellerevenait à quatre liv. dix-huitsols ; savoir , cinquante solspour dix livres de farine defroment, à cinq sols la livre;quarante sols pour deux livreset demie de beurre, et 11 solspour trois quarterons de sel ;ainsi parce calcul la nourriturede chaque homme ne revientpas à plus de dix-huit denierspar jour ; au lieu que la poudre
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de M. Bombe, en la comptantsur le pied d’un sol l’once, re-venait pour chaque homme àsix sols par jour. ( Journal deVerdun , avril 1756, p. so/ ( ).
M. Helvétius , dansson Trai-té des Maladies , enseigne lamanière de faire , à peu defrais, de la soupe pour cin-quante personnes: il en est faitmention dans le Journal desSavons, 1700, p. 668.
M. Thompson, dans son Es-sai sur la préparation des ali-mens , indique des procédéspour faire des soupes écono-miques à l’usage des hôpitaux.
( Voyez-en l’extrait dans la Bi-bliothèque Britannique. , avril
1796, t. I , il". 5 , p. 545 .
Voyez Soupes économiques ,*voyez aussi au mot Riz . , lamanière de le préparer ; voyezencore lesartirlcs Orge, Pâte J.
On voit les Sauvages et lesnaturels de l’Amérique faireusage à-peu-près d'une, sem-blable nourriture ; car dansleurs chasses, ou les longuesmarches qu’ils sont obligés detaire pour aller combattre leursennemis, ils n’ont rien autrechose pour subsister qu’un peude farine faite de bled d’Inde ;et après avoir vécu pendant dessemaines et même des mois en-tiers sans autre aliment quecette farine, ils se trouvent non-seulement vigoureux et pleinsde santé, mais même les bles-sures qu’ils ont reçues se gué-rissent avec une facilité mer-veilleuse.
Des auciens Bretons et- lesEcossais modernes font usaged’une poudre alimeataire ,