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manivelle est de 4 pouces etdemi ; la hauteur à laquellel’eau est élevée, est de 6 "> pieds,à peu de chose près. Les deuxhommes se fatiguent médiocre-ment, et pourraient soutenirpendant un temps assez consi-dérable leur travail
» Par la première expériencej qu'on a faite avec la corde desparterie, de ai lignes de cir-conférence , eu 7 minutes 55secondes on a reçu 25o pintesd’eau à 65 pieds de hauteur. Onobserve que le modèle qui aservi à l’épreuve n’a pas toutela perfection dont il est suscep-tible . et que le produit en peutêtre fort augmenté.
» Par unesecoudeexpérieucequ’on a faite avec une corde desparterie de 41 lignes et demiede diamètre, le produit a étémoindre de quelque chose : lacorde étant plus grosse, ou de-vait , à vitesse égale, élever
J dus d’eau; mais la masse dea corde qu’il faut mouvoirétant plus forte, la vitesse a étédiminuée.
» Par une troisième expé-rience avec une corde de chan-vre un peu usée, et ayant i 5ligues de circonférence, les 25 opintes ont demandé, par le ré-sultat moyen, 11 minutes 40secondes; en sorte que ce pro-duit est le moindre des trois.
» On a fait quelques autresépreuves , mais sur lesquelleson n’a pu statuer encore , et ense bornant aux conséquencesrésultantes des observations ci-dessus, les commissaires del’Académie ont cru que la ma-chine du S'. Vera, fondée surTome y.
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un principe neuf et ingénieux,mérite l’attention des physi-ciens , etqu’elle pourra être em-ployée avantageusement dansplusieurs occasions ; qu’elle estextrêmement simple et peu dis-pendieuse , et n’exige pour ainsidire d’autre entretien et d’au trèsréparations que de changer dotemps en temps la corde; qu’on
f ieut s’en servir pour élever’eau à des hauteurs considéra-bles ; qu’il existe plusieursmoyens de la simplifier, de lavarier et de la perfectionner ,d’où les commissaires ont con-clu qu'elle méritait les élogeset l’approbation de l’Académie .Signé Leroy et Bossut ».
Cette machine, appliquée ànu puits de la cazerne de Cour-bevoix, et mise en mouvementpar 2 hommes, donnait uu muidd’eau en 6 minutes.
Ou a demandé dans le Jour-nal de la Blancherie , 1796 /p. q 5 , si cette machine avaitété assez perfectionnée pourêtre employée avec économie.Nous allons faire connaître letdifférens changemens qui ontété proposés.
D’abord M, Vera lui-mêmeen a proposé un qui consistedans une roue de cuivre à 78dents , engrénant dans un pi-gnon à 6 dents. Ce changementavait pour objet de donner avecmoins de frottement un mou-vement plus considérable dudouble que celui que cette ma-chine avait ci-devant.
M. Catnpmas avait-il con-naissance de la machine dgVera, lorsqu’il fit insérer étS^le Journal de la Blancherie ,Dd